*Q
dire, complètement transformé. Les privilèges, droits et
franchises qu’il avait possédés auparavant furent supprimés
et à leur place fut instituée la loi commune qui unissait
tous les Français. Par suite de la reconnaissance de
droits égaux, de la suppression des prérogatives des classes
privilégiées, de la répartition égale des impôts et des taxes,
etc, une plus grande puissance fut attribuée au conseil
municipal et on s’en remit complètement à lui du soin de
veiller aux intérêts du canton.
Il modifia partiellement la précédente ordonnance intérieure
de l’administration et introduisit les changements
qui paraissaient les plus nécessaires. Il supprima les cadeaux
annuels d’usage aux autorités militaires et provinciales et
commença l’égale répartition des taxes.
Au début de l’année 1790 l’ancienne division de la
France en provinces fut supprimée et à leur place apparurent
les départements. Sarrelouis fut affecté au département
de la Moselle et à l’arrondissement de Thionville (1).
I] constitua la principale localité du district de Sarrelouis
dont la juridiction s’étendit sur neuf cantons (2).
Un directoire de district élu par le peuple s’occupa de
l’administration de ces neuf cantons. Le Conseil municipal
de la ville n’avait d’autorité que dans le canton de Sarrelouis.
Le directoire du district entrait en relation avec
le directoire du département pour toutes les affaires concernant
le département. Par contre, le directoire du dis-(1)
T1 s’agit de l'arrondissement de Thionville existant au moment où écrit
Baltzer car la première division de la France en départements subdivisait
le département en districts et non pas en arrondissements. ,
(2) La division du département de la Moselle eut lieu le 19 janvier 1790
par un décret de l’Assemblée Constituante ainsi conçu : « Le département dont
la ville de Metz est le chef-lieu est divisé en 9 districts, savoir : Metz, Longwy,
Briey, Thionville, Sarrelouis, Boulay, Sarreguemines, Bitche et Morhange.
« Sarrelouis et Longwy sont provisoirement seulement chefs-lieux de districts,
sauf à placer à Bouzonville, Villers-la-Montagne ou Longuyon, les tribunaux
desdits districts de Sarrelouis et Longwy et à Saint-Avold, l’établissement
de l’école nationale s’il y a lieu. »
Le district de Sarrelouis comprenait alors les neuf cantons suivants :
Sarrelouis, Bouzonville, Castel, Becking, Nohn, Bérus, Waldwisse, Munskirthen
et Réline