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ler, y installa son quartier général et poussa jusqu’au voisinage
de Sarrelouis où il exerça-les plus grands ravages.
Ensuite, il traversa la Sarre à Rehlingen, assiégea le château
de Siers avec peu de succès cependant, parce qu’il n’avait
que de la cavalerie. De là, il inonda la région de ses proclamations
et imposa des contributions et, eéomme on ne
voulut pas lui livrer les 32.000 florins, les 175.000 rations de
foin et d’avoine et les 87.000 rations de pain qu’il exigeait,
il pilla tout le pays : amis comme ennemis. On craignit,
pour Sarrelouis, un coup de main soudain et hardi, on se
prépara à résister en faisant raser les jardins, les haies et
les buissons situés autour de la ville. Pendant trois mois
ces hordes demeurèrent dans notre voisinage, pillant, saccageant
et incendiant continuellement sans avoir tenté une
attaque et après s’être dérobées rapidement à toutes les
sorties jusqu’à ce qu’enfin, en automne, elles se réunirent
au gros de l’ärmée et délivrèrent nos compatriotes.
La guerre pourtant fut poursuivie. L'année suivante, le
célèbre maréchal Maurice de Saxe pénétra dans les Pays-Bas
avec une armée française et gagna la bataille décisive
de Fontenoy sur les Anglais et les Hollandais réunis.
Enfin fut signée, à Aix-la-Chapelle, en 1748, la paix qui
couronna de succès le courage et la ténacité de Marie-Thérèse.
Mais la guerre entre la France et l’Angleterre
continua et ne se termina que par la perte du Canada (1763).
Au cours des années 1753-1754 plusieurs camps furent
établis près de Sarrelouis mais ils n’eurent qu’un caractère
pacifique et ne servirent qu’à l’instruction des troupes.
En septembre 1754, le camp était dans l’île des Capucins
et avait pour chef le général de division, M. de Chevert,
sous les ordres duquel était placé le général de division
de Mailly. Il se composait de 13 bataillons d’infanterie,
de 16 escadrons de cavalerie et de 1 escadron de hussards
qui, disposés sur deux lignes, s’appuyaient à l’aile droite
sur le couvent des capucins, à l’aile gauche sur la ville.