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et par conséquent beaucoup de désir de vous marquer en toutes
occasions que je suis.
Messieurs
votre bon ami
Philippe d’Orléans.
Aux bourgeois et habitants de Sarrelouis.
En octobre de l’année suivante, le régent confirma, par
des lettres patentes (enregistrées au Parlement de Metz,
le 14 décembre) les droits, franchises et privilèges de la
ville).
Pendant la régence et jusqu’à la paix de Vienne (1735),
Sarrelouis fut entièrement séparé du royaume et occupa un
poste complètement éloigné du champ principal de la politique.
La ville n’exista que par elle-même et les événements
ainsi que l’évolution politique de toute cette époque lui restèrent
pour ainsi dire étrangers. Mais la paix de Vienne
l’intéressa et l’avantagea. Par elle les relations avec la
Lorraine furent rétablies car cette province fut définitivement
cédée à la France. Stanislas, roi de Pologne et beaupère
de Louis XV, n’en avait que la souveraineté viagère.
L'industrie et le commerce essayèrent alors de se relever
quelque peu et de s’étendre. Dans les villeg voisines
se trouvait à nouveau un débouché favorable pour les produits
des manufactures. D’après une statistique de 1756,
nous avions à Sarrelouis 22 maîtres-drapiers, une fabrique
de bas, 29 tanneurs et marchands de euir, etc. qui, tous,
pouvaient placer leurs marchandises à Metz, Thionville,
Dieuze, Strasbourg et dans toute la province.
Dans l’existence de notre ville se fit sentir également une
amélioration marquée, dont nous parlerons plus loin et
qui, si elle avait été par la suite quelque peu favorisée par
le gouvernement, aurait pu rendre à la ville son ancienne
importance.
La guerre de succession d’Autriche commence à cette
date et attire de nouveau notre attention sur l’histoire.