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pas en bon rapport avec lui, ne lui répondit que par de
vagues promesses. Là-dessus, en compagnie du duc de
Würtemberg et du prince héritier de Hesse-Cassel, il
partit le 26 mai pour son quartier général à Trèves où son
armée, composée de 40.000 Anglais et Hollandais, arriva
après avoir traversé l’Eifel. Là, il décida d’attendre le
renfort des troupes de l’Empire et prit position sur les
deux rives de la Moselle depuis l’embouchure de la Sarre
jusqu'à celle de la Sure.
Le maréchal Villars se trouvait avec l’armée française
dans une forte position près de Sierck, de manière à avoir
sous les yeux aussi bien Thionville et Luxembourg que
Sarrelouis. Il était en communication directe avec ces
forteresses en partie grâce à des ponts sur la Moselle, en
partie grâce à des postes de différentes troupes établies
à Bouzonville et au château d’Esch. Il avait également
pris toutes ses dispositions pour pouvoir, en cas de besoin,
gagner le plus vite un camp situé sur la rive de la Nied,
entre Niedatroff et Siersberg et pour la protection duquel
l’hiver précédent un ensemble de retranchements avait
été creusé. La forteresse de Sarrelouis, qui était confiée
à la défense du général Choisy, fut renforcée par un corps
de troupes qui porta la garnison à 6.000 hommes. Le camp
du maréchal Villars était très bien couvert par des abatis
d’arbres et de forts retranchements et lui-même avait
l’ordre de ne se laisser entraîner à aucun combat sérieux.
Marlborough, de son côté, ne désirait rien tant que de
l’amener à une bataille parce que le temps lui était précieux
et que son armée souffrait déjà du manque de vivres.
Ii décida, par suite, d’attaquer les Français dans leurs positions
près de Sierck, leva son camp le 3 juin au matin et
atteignit au soir la région de Perl, où il fixa son quartier
général. Par différents mouvements, il essaya alors d’attirer
le maréchal Villars hors de ses positions; mais celuici,
plus faible de 12.000 hommes ne se laissa pas tenter.
Là-dessus, Marlborough fut d’avis de l’attaquer dans son