1741 —
Dès la paix de Nimègue, le 23 octobre 1679, Louis XIV
constitua à Metz, Besançon, Brisach et Tournay des chambres
de réunion qui devaient s’occuper de rechercher les
territoires qui alors et auparavant avaient dépendu des
évêchés et de l’Alsace.
La protestation générale des princes intéressés allemands
de l'Empire fut renouvelée mais fut peu soutenue par l’Empereur
e&t l’Emrire et, comme, depuis la dernière paix,
Louis XIV semblait confirmé dans ses droits, il s’occupa peu
de cette protestation et la chambre de réunion de Metz, qui
était composée des membres les plus éminents du Parlement,
se mit à la recherche des fiefs dépendant des trois évêchés
pour les rattacher à la France conformément au projet
proposé en 1662 par l’intendant Choisy et le conseiller de
parlement Ravaux.
En décembre 1679 la Chambre de Metz se réunit et, à
la demande de l’évêque de Metz, Georges d’Aubusson de
La Feuillade, des évêques de Toul et de Verdun, expédia
les assignations d’après lesquelles les vassaux des évêchés
précités devaient paraître devant ce tribunal et prouver
par des lettres d’investiture et des documents leurs droits
à la possession de ces pays.
Par une ordonnance en date du 25 juillet 1680, Louis XIV
décréta de la manière la plus formelle que tous les vassaux
médiats ou immédiats, membres du clergé ou non, dépendant
des évêchés en question, devaient présenter à la
Chambre citée ci-dessus les documents établissant leurs
droits et prétentions ainsi qu’un dénombrement de leurs
fiefs, recevoir l’investiture de la Chambre elle-même et
prêter l'hommage au Roi sous peine de perdre leurs fiefs.
Du côté allemand on trouva sujet à de nombreuses plaintes
dans la partialité de ces juges parce que bien des vas-Saux
furent exposés aux plus grands désagréments à cause
de la longue suite des procédures, qu’en outre on ne semblait
pas vouloir tenir compte des contrats et des négociations
lors des achats et des échanges, et que l’on englobait