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les institutions libres, etc, les moyens de pouvoir exercer
l’influence morale désirée sur une contrée à laquelle on la
présenterait comme métropole ou centre.
Pour pouvoir exposer plus exactement les idées et l’intention
du fondateur, il est nécessaire de retracer, à titre d’indication
susceptible de faciliter la compréhension, l’histoire
du moment et comme cette époque, sous le nom d’histoire
des réunions, s’identifie avec l’histoire de notre région
elle-même, de commencer par une brève explication de la
politique des réunions.
Après la paix de Munster par laquelle l’Alsace et les
trois évêchés furent cédés à la France, des appréhensions
se firent jour du côté des princes de l’Empire car la clause
qui livrait ces possessions à la France et dont voici la
teneur d’après le paragraphe 70 du traité de paix :
« Premièrement, que la suprême seigneurerie des droits
de souveraineté, et tous autres droits sur les évêchés de
Metz, de Toul et de Verdun, sur les villes de même nom,
et sur toute l’étendue de ces évêchés, nommément sur le
Moyenvic, appartiennent à l’avenir à la couronne de France,
et lui soient incorporés perpétuellement et irrévocablement
de la même manière qu’ils appartenaient jusques ici
à ’Empire romain (1) à la réserve toutefois du droit métropolitain
qui appartient à l’archevêché de Trèves. »
permettait une interprétation fort vague et à longue
portée du texte et l’on craignait, non sans raison, ce qui
réellement arriva quelque temps après.
Dès la signature de la paix, Louis XIV essaya de placer
sous son autorité les fiefs dépendants des provinces citées,
attendu que ce droit paraissait lui revenir en tant que propriétaire
souverain de ces pays et qu’aucune autre clause
ne spécifiait que les possesseurs de ces fiefs appartenaient
à l’Empire allemand et ne les protégeait ainsi contre une
telle revendication
1) Empire romain germanique.