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dante furent accordées à la nouvelle ville. Un hôtel de
ville fut construit et les bourgeois reçurent le droit d’élire
eux-mêmes leurs magistrats.
L'article 1 dispensait les habitants de tous les droits
perçus à l’entrée et à la sortie sur les marchandises et produits
alimentaires, et de toutes les charges résultant du
logement des troupes. On ajouta aux quatre marchés,
qui se tenaient annuellement à Vaud'evange, deux nouveaux
marchés francs de huit jours chacun.
Grâce à la jouissance de telles franchises, le chiffre de la
population augmenta rapidement et lorsque la juridiction
de l’ancienne ville fut devenue celle de la nouvelle,
que les habitants de Sarrelouis eurent obtenu leur part
des rentes, intérêts et revenus des biens communaux, qui
consistaient en terres à cultures, en bois de chauffage et
de construction et que, par suite du défrichement des environs
boisés et marécageux, plusieurs répartitions de terres
eurent pu être faites entre les bourgeois, ceux qui hésitaient
encore se montrèrent tout disposés à s’installer
dans la nouvelle colonie et à diriger de leur nouvelle demeure
leurs affaires à Vaudrevange qui subsista’ encore
partiellement jusqu’en 1687.
Pourtant ces progrès jusqu’en 1683 n’avaient répondu
qu’imparfaitement au but poursuivi par Louis XIV dont
le plan n’était pas de fonder une localité ordinaire qui,
par son insignifiance intérieure n’aurait fait qu’augmenter
l’inactivité de la contrée. Sarrelouis devait dévenir une
place importante, non seulement au point de vue stratégique,
car la ville répondait déjà à ce désir par sa situation
naturelle et l’art des architectes, mais aussi au point de
vue politique et social, car elle devait servir d’exemple
et de modèle à toute une vaste contrée et constituer le
centre d’un district destiné à prendre une extension plus
importante encore dans le cours des années suivantes. Mais
cela ne pouvait être atteint que par une population nombreuse
à qui l’on donnerait par le commerce, l’industrie,