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qui avaient pour but d’avilir le passé de la ville. De certains
côtés, on veut absolument infliger aux habitants de Sarrelouis
dans leur prétendue origine une souillure que beaucoup
de gens malhèureusement, ‘sans l’ombre d’une raison,
se montrent très-enclins à admettre. Je crois pourtant,
sans vouloir m’arrêter aux mobiles de cette calomnie,
avoir suffisamment prouvé dans le récit qui suit, qu’elle
est inventée de toutes pièces et qu’elle doit retomber sur
son auteur et sur ses propagateurs.
L'ouvrage présenté enfin ne doit prétendre à aucun
mérite. Il æ besoin au contraire de l’indulgence la plus
grande. Le manque de sources positives m’a souvent obligé
d’emprunter des faits à l’histoire générale pour éclairer
certains points importants de notre propre histoire; puisset-il
être tenu compte de cette considération qui a occasionné
de prolixes digressions. Le but essentiel, que ce
travail poursuit est tout simplement celui-ci : donner des
jalons historiques qui pourront peut-être plus tard contribuer
à l’élaboration d’un ouvrage plus complet, et porter
quelque peu à la connaissance du public un passé resté
ignoré jusqu'ici dans sa plus grande partie et dont on
pourrait tirer cependant maintes choses utiles.
Sarrelouis. en août
# sos
sné : Georges BALTZER.
NoTE DE LA RÉDACTION. — No 18 devons remercier M. Balcer, dernier
fils de 1 :.uteur. «ont nous donnons l’étude. Il nous a donné l’autorisation
écrite de publier cette traduction en français. Installé au Canada, à Montréai,
M. Balcer fils a conservé pour la France cette fidélité inébranlable
qui fut la passion dominante de son père