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l’art assistées de deux cultivateurs connaisseurs en présence
dudit procureur syndic; ce prix sera donné à la présentation du
plus beau poulain d’une année de préférence à la présentation
de ceux d’un âge plus avancé parce que l’expérience prouve
que des soins que l’on donne dans la 1re année de leur naissance
aux élèves des animaux de toutes sortes dépend non seulement;
leur prompt accroissement mais encore leur force, leur vigueur
et leur bonne tournure et qu’au contraire ceux que l’on néglige
dans cet âge faible, non seulement son retardés dans leur accroissement…
mais encore deviennent croupissants et diffora
mes; l’on pourrait encore à cette époque inscrire et signaler leg
poulains qui par leur conformité paraîtront propres à devenir
soit poulinières, soit étalons et il serait dans ce cas fait défense
au propriétaire de faire couper ces derniers;
9 Il est à observer qu’en général le cheval communiquant
par la génération presque toutes ses bonnes et ses mauvaises
qualités naturelles et acquises, le gouvernement ne saurait apporter
trop de soins ni de précautions dans l’emplette que je propose
de faire, de chevaux entiers destinés à la propagation de l’espèce;
100 Ces moyens immédiats et directs seraient insuffisants si
en même temps on ne s’occupait de ceux indirects ou secondaires
mais non moins essentiels de multiplier et d’améliorer leur nourriture
dans les lieux surtout où les fourrages sont peu abondants
et aigres et de mauvaise qualité comme dans une partie de ce
district; ces derniers moyens déjà connus dont l’établissement
des prairies artificielles surtout en trèfle auquel on dcit donner la
préiérence et qui ne saurait être trop encouragé, l'amélioration
des prairies aigres, marécageuses ou trop sèches par la pratique
des desséchements et irrigations…
Je ne puis cependant me dispenser de vous faire connaître
un mode d’exploitation générale relativement à l’établissement
des prairies artificielles en trèfle que je pratique moimême
depuis 10 à 12 ans avec un succès et un avantage incroyable;
mon procédé mérite d’autant plus de recevoir son
application sur toute l’étendue du sol de la République qu’il
offre une augmentation de subsistance tant pour les hommes
que pour les animaux vraiment étonnante et que loin d’épuiser
les terres par une végétation variée et continue il les rend au
contraire graduellement de plus en plus fertiles et demande moins
de culture (1). Il consiste de diviser le territoire de toutes les
(1) C’est tout simplement l’introduction du trèfle. Voir, à ce sujet, L’Agrtculture
dans le terrüoire de la Sarre, par M. Caror-REY, apud Annales da
Géographie, 15 mars 1923.
SARRE