tels des grands hommes reposent partout ailleurs que
dans les tombeaux qui leur sont destinés.
Dans l’ancien Hôtel de Ville, nous visitons la salle du
Conseil, richement décorée de peintures et de portraits;
deux grands tableaux retracent des épisodes de la bataille
de Spicheren : l’assaut du Rothherg, par le général von
François, et l’entrée à Sarrebrüek de Trédéric-Guillaume
Ier.
Les auto-cars nous emmènent rapidement à Saint-Arnual,
où, par une faveur spéciale, la Collégiale nous ouvre
ses portes. Cette église, autrefois consacrée au culte catholique,
comme son nom l’indique, for:dée, parait-il, par l’évèque
saint Arnual, parent de Charlemagne, a été reconstruite
à la fin du xrr® siècle en style ogival. On nous
apprend, car nous l’ignorions presque tous, qu’une Collégiale
était au Moyen Age une sorte de communauté relivieuse,
sous la juridiction d’un abbé mitré, destinée à réunir
et à abriter les prêtres séculiers qui étaient chargés du
service paroissial de toute une région.
L’intérieur de cette Collégiale est très intéressant, car
il renferme les tombeaux d’un certain nombre des ducs de
Nassau et de leurs épouses, lesquelles sont, en général, au
nombre de deux. Par une attention touchante, les tombeaux
des deux épouses successives sont placés de part et