- 118 —
de celle de Schwalbach, même qualité, 300 quintaux; le filon
a 6 pieds de couche, elle est également relaissée, mais elle vient
d'être inondée par le dégel et ne pourra rien produire de sitôt,
à moins de faire une nouvelle ouverture.
Indépendamment de ces houillères, il s’en trouve encore une
à Hostenbach, commune de ce district, et qui avoisine le pays
de Nassau; la houille est d’une qualité commune; le filon a
3 pieds de couche et pourrait fournir 100 quintaux par jour;
elle est aussi relaissée (1) mais elle vient également d’être inondée.
Cependant, pour obtenir les produits ci-dessus cités, il faudrait
faire d’autres dispositions que celles qui ont été faites jusqu’à
présent; il faudrait vaincre des difficultés qui n’ont point
cessé d’entraver-ces exploitations, car les ouvriers qui sont
payés en assignats ne peuvent point, avec eux, se procurer la
subsistance nécessaire dans ce pays où le papier monnaie n’a
malheureusement que très peu de valeur; ce n’est que par les
soins de l’administration du district et par la voie des réquisitions
que l’on est parvenu à leur faire obtenir du grain; mais les
obstacles qui se présentent constamment à cette rentrée, malgré
les mesures sévères que l’on emploie portent souvent les ouvriers
à abandonner leur travail; c’est ce que ceux des houillères de
Soulzbach et de Doutweiler viennent de faire il y a quelques
jours; l'inspecteur de ces houillères depuis longtemps me fait
sentir que l’on parviendra à donner l’activité nécessaire à
l’extraction des houilles qu’autant que l’on paiera les ouvriers
en numéraire au taux qu’ils l’étaient par le ci-devant prince;
ils recevaient alors environ quarante sols par foudre qui est de
trois milliers, aujourd’hui on leur promet 10 sols et ne trouvant
à placer le papier, ils refusent de travailler; cet inspecteur pense
aussi que le mode de paiement sur l’ancien pied pourrait s’effectuer
sans le moindre obstacle et sans que la République
soit dans le cas de fournir aucun numéraire; il ne conviendrait
que d’assujettir les étrangers qui sont en usage de s’approvisonner
sur quelques houillères de la payer en numéraire sur
l’ancien pied; du produit desquels, l’on pourrait faire face aux
frais d’exploitation de toutes les houilles destinées aux citoyens
français et au service de la République. mais ni moi ni l’admi-(4)
Entre Sarrelouis et Vôlklingen, elle appartenait comme le village du
même nom à l’abbaye de Vadgasse, jusqu’à la cession à la France de ladite
abbaye en 1766. Vendue sous l’Empire, la houillère de Hotterbach resta
propriété privée sous le régime prussien, après 1815, alors que toutes les autres
appartenaient au fisc; elle fait partie des mines fiscales françaises depuis le
10 janvier 1920.