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stadt, Beeden, Ober- et Mittelbexbach ainsi que de Schwarzenbach
avec Kirrberg et engloba enfin Hombourg (1).
C’est dans cette partie occidentale du duché de Deux-Ponts,
aux frontières régularisées, qu’allait plus tard s’élever
le Carlsberg. Les difficultés auxquelles le traité d’échange
précité avait mis fin auraient certainement pu empêcher
l’édification du vaste château dont nous allons nous
oceuper.
La contrée vallonnée, que forment les contreforts de
la « Sickinger Hôhe » (2) en venant mourir dans la « Landstuhler
Bruch » (3), détache au nord-est de Hombourg un
éperon qui domine la plaine. C’est un plateau fortement
raviné d’où la vue découvre vers le sud un vaste horizon.
Quelques pierres moussues et quelques pièces d’eau sont
les seuls restes du Carlsberg, derniers vestiges de cette
splendeur anéantie qu’une forêt.luxuriante ensevelit sous
ses racines. Le souvenir de ce château est resté vivace:
il a dépassé les frontières de la contrée jusqu’au loin et a
gagné en merveilleux ce qu’il a perdu de véridique.
Un plat de porcelaine (4) provenant de la célèbre manufecture
de Meissen (Saxe) témoigne de l’importance du
palais ducal. L'image en couleurs, fort améliorée par les
touches délicates d’un pinceau habilement manié, se présente
à nos yeux, un peu comme ces vues à vol d’oiseau
accompagnant la raison sociale sur le papier à lettre en
usage dans le commerce. Les courtisans et les soldats, les
carrosses passant devant la grille d’honneur, comme les
piétons et les voitures se hâtant le long des murs d’u-(1)
L’ancienne citadelle établie sur le « Schlossberg » actuel, demantelée
À la suite de la paix de Bade (1714), était déjà passée au duché de Deux-Ponts,
mais c’était indépendamment des localités environnantes.
{2} Massif important séparant la région boisée de Kaiserslantern de celle
de Deux-Ponts.
(3) Vallée marécageuse de Landstuhl. longue d’environ 30 kilomètres
et d'une largeur moyenne de 2 kilomètres, s'étendant de Vogelweh près Kaiserslautern
jusqu'aux portes de Hombourg.
(4} Au Musée provincial de Spire, reproduit page 254 dans T, HEUSER
Pfalzerland in der Vergangenheit (Neustadt, 1922}.