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porter à la tête de ses hussards dans une litière. Ses troupes
commettaient de nombreuses exactions, ce qui donna
lieu au ministre d’Argenson de réclamer auprès du duc
d’Aremberg, commandant en chef l’armée de la Reine de
Hongrie.
Les opérations du duc d’Harcourt, qui commandait
dans cette région, furent vivement critiquées par Torcy,
qui avait été chargé par le marquis de Noailles, en mars
et avril 1743, d’étudier un plan de campagne. Il connaissait
fort bien la région; aussi reproche-t-il à d’Harcourt
d’avoir abandonné le camp sous Thionville, ce qui a encouragé
l’ennemi à occuper Hombourg, Saint-Wendel et
Ottweiler. Il envoie, de Metz, à d’Argenson, le 5 octobre,
en même temps que ses critiques sur les opérations passées,
une longue dissertation sur les opérations possibles :
il prévoit un front étendu, allant de Bitche à Hombourg,
Bliescastel et Deux-Ponts. Il a envoyé, dit-il, plans et
mémoires au maréchal de Noailles qui ne lui a pas
répondu.
Tout cela ne pouvait évidemment s’exécuter qu’en 1744;
bien que la guerre ait continué et que les troupes françaises
aient fait, cette année-là, une belle campagne sous les ordres
du Roi en personne, nous n’avons trouvé aucun document
relatif à Hombourg. En 1745 seulement nous retrouvons la
place occupée par les Français : ils y avaient des magasins
de vivres et de fourrages et une garnison composée d’une
compagnie franche de dragons, 100 hommes seulement,
commandée par le capitaine Zoller.
Le 21 juillet, Zoller, menacé par les troupes autrichiennes
de Kaiserslautern, venant jusque dans la ville lever des
contributions, demande du renfort. Bombelles, qui commande
à Bitche, lui envoie 50 hommes. D’Argenson, en
même temps (24 juillet), envoie du camp de Boste des
ordres, au marquis de Balincourt et à de Creil, pour qu’ils
renforcent ce poste, menacé par le général autrichien Berenclau,
de la compagnie franche de Damiens qui est à