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pire, avait joint la Lorraine à la France. La nouvelle administration
municipale de Hombourg, au nom des comtes
de Nassau, ne fut installée qu’en 1739. Koch, le nouveau
bailli, qui gouvernait au nom des deux comtes de Nassau-Sarrebruck
et de Nassau-Weilbourg, trouva à Hombourg
un officier français nommé Maidy, chargé par le comte
de Belleisle de s'occuper de certaines questions de ponts
et chaussées et aussi sans doute de représenter la France
près des autorités. Il dit que les princes désiraient que la
grande route passät à Hombourg et que, pour la détourner
de ce côté, il était nécessaire que le pont de Metz sur la
Blies fut rétabli. Maidy objecta que la duchesse douairière
de Deux-Ponts s'y opposait, sans doute parce qu’elle
tirait péage du pont où l’on passait en ce moment. En
échange du rétablissement du pont de Metz qui devait
être fait par les Français, Maidy rappelait que le commandant
de Metz voulait voir établir une chaussée allant de
Hombourg à Landau par Annweiler. Maidy rendait compte
au commandant de Metz de cet entretien; il envoya par
la même lettre des renseignements sur l’activité des officiers
prussiens qui recrutaient partout sur les frontières
et même en France. Il évaluait leur nombre à 600. Ils
avaient essayé de débaucher un dragon de la compagnie
de Galhau logée à Sarrelouis, etc. Le 22 mai, Maidy revient
à la charge; Koch se serait trouvé au passage du comte de
Belleisle, s’il n’avait craint l’opposition de Caroline, duchesse
douairière de Deux-Ponts (veuve de Christian III);
aussi a-t-il prié Maidy d’envoyer au commandant de Metz
« cet exprès à ses frais ». I] donne comme raison majeure
que Hombourg, toujours occupée pendant les guerres et
accablée de contributions, mérite d’avoir en compensation
le bénéfice du passage des grandes routes. Une note intéressante,
signée Koch, est jointe à la lettre -
« 19 Il est encore à observer qu’autrefois, dans le temps
que le roi de Suède possédait Deux-Ponts, la route a toujours
passé par le pont en question;