être regardé comme fait; ils ont aussi donné des ordres
pour que les troupes y trouvent des vivres ».
Luteaux donne aussi des détails sur l’enceinte des patissades
qu’on vient de planter; il la trouve insuffisante;
elle ne peut que servir si la garnison est augmentée « pour
que celluy qui y commanderait fust en estat d’avoir constamment
des petits partis dehors ». Il parle également
du camp occupé l’année précédente par l’armée du maréchal,
qu’il a fait réserver tout entier pour les renforts
qui doivent arriver. Parmi ces troupes, il cite les trois
bataillons de Hainaut et Conty et le régiment de Languedoc-Dragons.
Il y a déjà à Hombourg le régiment de
Hainaut, la compagnie de Conty et les dragons de Languedoc.
Il attend l’arrivée du maréchal et, à cette occasion,
il fait nettover la ville.
Le 20 septembre, Gallois (commissaire des guerres)
réquisitionne le charpentier de Saint-Wendel pour travailler
aux fortifications. Son ordre détaillé parle de
20 pionniers, dont 10 porteront des haches, les 10 autres des
pelles, pioches et piques à roche : les maîtres payés 20 sols
par jour, les manœuvres à proportion. Même nombre est
réquisitionné à Forbach; mais on ne leur donne qu’une
ration de pain. En cas de manquement, les communautés
« payeront des journées fort chères ».
En fin 1735, les préliminaires de paix étaient signés, les
ratifications allaient successivement être données par les
nombreux intéressés. On envisageait l’évacuation de Hombourg.
Le 3 avril 1736, d’Aubigné, qui commandait, écrivait
au ministre que cette opération l’embarrassait fort;
H ne pourrait s’y faire aider que par le bailliage de Bliescastel.
L’évacuation fut difficile, en effet: en novembre elle
n'était pas terminée. Le ministre félicitait cependant
le commandant : « Je ne vous parle plus de l’évacuation
de Hombourg que je regarde comme finie. Il est aisé de
s'apercevoir que tout autre que vous n’en serait peut-être