le 3 mai 1735 et rend, le 26 mai, une ordonnance aux termes
de laquelle :
1° L’église de Neunkirchen, annexe d'Ottweiler, sera
desservie par un prêtre séculier au lieu de l’être par un
Récollet de Hombourg, ces religieux avant montré peu
de zèle:
20 L'église de Schiffweiler, annexe de la même paroisse.
sera réparée dans quatre mois, sous peine d’interdit.
L’ordonnance ayant été exécutée en partie par la substitution
d’un prêtre séculier à un moine, la princesse de Nassau
écrivit à l’évêque pour se plaindre de ce qu’elle appelait
une « innovation ». Elle invoquait le traité de Ryswick
(16 juin). En l’absence du prélat, retenu à Paris pour ses
affaires, ce fut son vicaire général, l’abbé Besse de La Richardie,
qui reçut cette protestation. Ayant eu la preuve,
par les registres paroissiaux, des droits des catholiques,
il réfuta les arguments de la princesse, attendit trois mois
des marques de sa bonne volonté, et rendit enfin, le 14 septembre,
une deuxième ordonnance. confirmant celle du
26 mai « sous peine, en cas de trouble dans l’exécution,;
d’y être pourvu contre les perturbateurs par Sa Majesté
très chrétienne ». Suit une requête du cardinal Dubois :
le bailli d’Ottweiler ayant condamné à une amende énorme
les ouvriers qui travaillaient à réparer l’église de Schiffweiler
et confisqué les matériaux, on demande au ministre
de charger le maréchal de Belle-Isle de faire rendre justice
aux catholiques.
Hombourg était donc occupée suivant les règles consacrées
depuis par les lois de la guerre. L’occupation militaire
était d’ailleurs accentuée par le fait de nombreux
approvisionnements qu’on accumulait dans la place,
par les travaux de fortifications qu’on y faisait. Un officier,
nommé Luteaux, écrit au maréchal de Belle-Isle,
en date du 12 mai 1735, que « M. Je chevalier de Beaucaire,
M. et Mme de Crancé, l’ont assuré, en passant par
Hombourg, que l’approvisionnement de fourrage pouvait