Full text : 3.1926 (0003)

Le sieur de Chermont conduisait les travaux. Mais il
fut impossible d’être prêt pour le 27 novembre. Le Roi
donna donc de nouveaux ordres pour que les troupes françaises
 restent à Hombourg jusqu’à ce que la place fût entièrement
 rasée. L’occupation française cessa peu de temps
après; l’Empereur remit alors Hombourg aux comtes de
Nassau, qui en restèrent possesseurs jusqu’en 1755.

V. — Guerre de Succession de Pologne.
lroisième oceupation française (1734-1737).

Louis XV déclara, en 1734, la guerre à l’Empereur,
conséquence de difficultés diplomatiques multiples en
Pologne, en Italie et en Espagne. Le maréchal de Belle-Isle
 et le maréchal de Berwick commandaient les troupes
françaises en Allemagne. La campagne se passa en marches
stratégiques savantes qui affirmèrent la supériorité sur les
adversaires. Hombourg fut de nouveau occupée et sommairement
 fortifiée. Le 13 avril 1734, le duc de Noailles
avait son camp près de Hombourg qu’il venait d’occuper
pour couvrir les opérations du maréchal de Belle-Isle. Le
14 novembre, ce dernier nommait pour gouverneur Beaucaire,
 qui demanda à cette date la ratification du ministre
de la Guerre, et qui se proposait d’y passer tout l’hiver. Il
n’y eut pas d'opération militaire à Hombourg, mais l’occupation
 dura jusqu’en 1736 et s’accompagna même de
l'exercice des droits de souveraineté. Une pièce curieuse,
probablement d’octobre 1735, nous apprend que le Roi
très chrétien était considéré comme le juge en dernier
ressort. C’est un mémoire sur les difficultés qu'éprouvent
les catholiques pour exercer leur religion à Hombourg. La
princesse-douairière Charlotte-Amélie de Nassau-Usingen
et ses officiers ne cessent de les tracasser. Ils se sont adressés
 à l’Évêque de Metz qui fait faire la visite des églises
            
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