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Nassau-Ottweiler pour 4/9°5 et au comte de Nassau-Sarrebruck
pour 1/98. Au point de vue géographique, elle
était enclavée dans le duché de Deux-Ponts, qui relevait
du roi de Suède. Au point de vue stratégique, on pouvait
la considérer comme une défense avancée de la France,
surtout du pays messin, D'ailleurs, si la paix se faisait,
on ne manquerait pas de rappeler à Louis XIV les stipalations
du traité de Ryswick pour l’obliger à raser la
place et l’évacuer.
Le 10 octobre 1712, Auberon écrit à Voysin pour lui
rappeler une conversation particulière qu’il a eue avec
le baron de Strahlenheim, ministre de Suède à Deux-Ponts.
Ce ministre craint de voir la place aux mains de
lÉlecteur palatin qui a déjà acquis les droits du comte
de Nassau-Weilbourg et négocie avec les deux autres
comtes de Nassau pour l’acquisition. du reste. Ce serait
la porte ouverte à l’Électeur pour entrer dans le pays
messin « à la première rupture ». Strahlenheim suggère
de remettre la place au roi de Suède, ou d’en conférer «la
garde seule » à Louis XIV. Le diplomate suédois fait remarquer
que les fortifications de Hombourg, si facilement
rétablies après les démolitions ordonnées par le traité de
Ryswick, se relèveraient aussi sans grand effort si on les
démolissait de nouveau. La précaution serait donc inutile
si elle tombait aux mains d’un prince puissant.
Voysin, le 27 novembre, transmit au maréchal d’Huxelles,
plénipotentiaire français à Utrecht, toutes ces observations,
en y ajoutant d’autres remarques de son cru; il
recommandait de maintenir dans le traité en préparation
les stipulations du traité de Ryswick sur le rasement des
places, surtout de Hombourg. D’Huxelles répondit qu’il
ne manquerait pas. de faire comprendre nominalement
Hombourg dans ce traité. Mais il remarquait en passant
que l’Électeur palatin, déjà plusieurs fois frappé d’apoplexie,
ne jouirait pas longtemps de la souveraineté de
Hombourg, s'il parvenait à l’acquérir.