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menaçaient toujours. En octobre, M. de Quadt fut envoyé
à Hombourg pour veiller aux réparations et y faire travailler
un bataillon du régiment de Gensac qu’il emmenait
avec lui. Du Vernon estimait les dégâts si importants
qu’il serait impossible de les réparer en trois mois. Seul,
l’ouvrage à corne pourra être réparé à la fin d’octobre.
Un bastion est même si ruiné que M. de Quadt estime
préférable de le raser entièrement.
Les incessantes réparations devenaient bien coûteuses
et les finances du Roi étaient bien bas. On donnait aux
travailleurs, soldats ou paysans, un supplément de pain
pour tout salaire; mais il y en avait chaque jour de 50 à
80 employés à ce travail, la fourniture devenait onéreuse.
Auberon a consulté Saint-Contest, à ce sujet, qui l’a envoyé
à Voysin, lequel écrit à Le Pelletier, qui a envoyé M. de
Chermont sur les lieux pour voir ce qu’il y aurait à faire.
Le Roi lui-même intervient, il préfère qu’on couvre le
bastion que Quadt voulait faire raser. Pendant ces échanges
de lettres, les ouvrages achevaient de se ruiner; une
nouvelle brèche s’ouvrit en novembre « à y faire monter
douze hommes de front ». Et cela presque en vue de l’ennemi,
devant une garnison presque mutinée par la misère.
En 1712, les besoins deviehnent si pressants que, pour
calmer les soldats à qui il doit huit prêts, le commissaire
Auberon supplie Voysin d’envoyer quelque argent qu’il
promet « d’économiser pour gagner du temps ».
Les hostilités continvaient pourtant, bien que des préliminaires
de paix eussent été arrêtés. Le 1€" septembre,
M. de Quadt vint camper à Limbach, sur la Blies, près de
Hombourg. Il avait 8 escadrons de cavalerie et 500 hommes
d'infanterie qu’il comptait faire subsister aux dépens du pays.
Les négociations de paix se continuaient à Utrecht.
Hombourg, au point de vue diplomatique, était presque une
pierre d’achoppement, tant sa situation était compliquée.
Au point de vue féodal, elle appartenait à trois seigneurs :
au comte de Nassau-Weilbourg pour 4/95; au. comte de