la brèche avec des palissades (19 août). Les magasins à
poudre étaient en mauvais état, surtout par l’humidité;
le 13 octobre, le chevalier Destouches les signalait au ministre
et demandait M. Pelletier pour y faire travailler.
Le 11 février 1708, on n’avait encore rien fait. Auberon et
du Vernon s’en plaignent. Tout se gâte dans les magasins
du château, vivres et munitions; on les a installés dans de
mauvais souterrains, ébranlés par les mines lors des travaux
de démolition; il est urgent d’y pourvoir. Le Pelletier
arrive et envoie son rapport le 27 février : les souterrains
qui ont 28 toises de longueur, sont percés dans un
roc vif en certains endroits, moins solides en d’autres.
Au-dessus de la voûte, il y a sept pieds d’épaisseur. Il
semble bien, d’après ce rapport, que les travaux de réfection
devaient être pénibles. Auberon demandait que
la dépense en fût portée sur l’état de l’année. C’était peutâtre
demander beaucoup.
En mai 1708, la place fut de nouveau menacée. De Reluge
prit les mesures nécessaires, donna ordre à Choisy
d’y envoyer des détachements de sa garnison de Sarrelouis;
mais Choisy n’avait que peu de monde et peu de munitions.
De Frémont fut chargé d’aller sur les lieux se rendre
compte des besoins de Hombourg; on renforça encore les
fortifications, on amena de nouveaux approvisionnements,
les mouvements de l’armée du prince Eugène de Savoie
étant inquiétants. Mais il n’y eut pas d’attaque et, le
2 novembre, le commissaire Auberon quittait la place en
écrivant à Chamillart qu’il « laissait toutes choses en bon
état ». Il retournait près de Saint-Contest pour travailler
aux affaires des contributions. Ce bon état ne devait guère
durer, puisque de nombreux ouvrages s’écroulèrent de
nouveau.
En juillet-août 1709, de Refuge et du Vernon signalent
la nécessité de réparations urgentes. Robiac, major de
Hombourg, demande en même temps des renforts, inquiet
des mouvements du maréchal d’Harcourt. La garnison de