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grande quantité de vivres et de munitions. Le 17 février,
les ouvrages sont fort avancés. La ville est en état de défense;
il faudrait du canon pour la prendre. Le corps du
château est aussi en état; on travaille à fournir à la grande
tète, du côté de l’attaque, un ouvrage à corne, une demilune,
un chemin couvert et les fossés qui en dépendent.
Auberon, commissaire ordonnateur des. guerres, en ‘donnant
cette bonne nouvelle au ministre, en profite pour lui
demander une augmentation d’appointements.
Les approvisionnements ont sans doute été augmentés
(Chamillart lui-mème s’en était occupé et avait à ce sujet
pris l’avis de Saint-Contest, intendant à Metz), car, le
24 mars, on loge deux compagnies au château, dans la
caserne qui vient d’être achevée. Mais, en avril, le nombre
des travailleurs a diminué pour les fortifications; le régiment
de Lafond est parti pour Bitche; le 2e bataillon de
Quercy fait de la bonne besogne, mais il reste beaucoup à
faire. Le château est en bon état, on perfectionne l’ouvrage
à corne et sa demi-lune; il reste à faire le chemin couvert
sur les longs côtés. Les bâtiments pour loger le commandant
et la troupe ne sont qu’à moitié terminés.
Quelques mois après M. de La Bretesche, gouverneur de
la ville, et le chevalier Perrin, lieutenant du Roi, moururent
presque en même temps. Du Vernon, commandant du
château, se trouve momentanément surchargé de besogne;
il demande, lui aussi, une augmentation d’appointements
que Chamillart lui refuse. Il n’en continue pas moins à
servir avec zèle, puisque Villars, visitant la ville, le 30 novembre,
la trouva « dans la perfection, à peu de chose près ».
Cependant, ces travaux hâtifs, qu’on n’avait pu reprendre
en sous-œuvre, exécutés sur d’anciennes fondations, nécessitaient
une surveillance incessante. Le 16 mai 1707,
un nouvel ingénieur, L. de Robelin, y fut commis. C’était
un homme fort expert, qui fut, à la même date, promu
chevalier de Saint-Louis. Malgré ses soins, un bastion
tomba encore, le n° 4, situé près de la citerne. On boucha