Ju
fit, le 18 novembre, sous les ordres du comte de Nassau-Weilbourg,
vers Landstuhl et Kaiserslautern. Les travaux
n’avaient cependant pas cessé. Le 20 novembre, du Vernon
était enfin parvenu à faire nettoyer entièrement le puits
du château. On avait de l’eau. Le 8 décembre, Villars
visite les travaux, les trouve en bon état. Toutes les fortifications
qu’on, devait faire dans l’année étaient achevées.
On travaille à mettre la basse ville en sûreté, et les
ingénieurs ont promis que cela sera fait pour la fin du mois.
Choisy, le 11 décembre, envoie à Hombourg des canons et
des munitions de guerre. De Refuge donne, à cette date,
en écrivant à Metz à Chamillart, une indication curieuse
sur les moyens de défense de l’époque : comme le château
est sur une hauteur, on pourra, lorsque l’ennemi s’en approchera,
se servir de grosses grenades, ou bien de petites
bombes que l’on poussera à la main pour les faire rouler
le long des pentes.
En janvier 1706, les ennemis s’approchent, font des
incursions aux environs. Du Vernon réclame un supplément
de munitions d'artillerie; cependant les hussards ennemis
ont été mis en fuite. Le capitaine Kleinholt, commandant
un détachement de la cavalerie de Hombourg, s’est
distingué le 11 janvier dans cette affaire; il a ramené des
prisonniers. Les ordres du ministre, pour ce transport de
canons et de munitions tirés de Sarrelouis, arrivent le
17; le marquis de Refuge avait appuyé la demande de
du Vernon. Le 19, nouvelle lettre du ministre au commandant
du château; il n’y a pas lieu de s'inquiéter des incursions
ennemies; il suffira de tenir les paysans en alérte
et de s’entendre avec M. de La Félonnière, commandant
à Bliescastel, pour couper la route aux partis qui s’avanceraient
vers Hombourg ou Bliescastel. Le 8 février, le
convoi d'artillerie parti de Sarrelouis est arrivé en bon
ordre à Hombourg. Mais il manque encore beaucoup de
choses, au dire de du Vernon, bien qu’on ait amassé dans
le château, aussitôt après la prise de la place, une assez
SARRE