sages; il y aura peu de dépenses à faire pour remettre le
château en état; il est seulement urgent de nettoyer les
puits et les citernes. » 11 a mis une garnison de 450 hommes
tirés des régiments d’Auxerrois, de Tavannes, et de Cambrésis
et de la compagnie de dragons de Kleinholt, à la
tête desquels il a laissé le sieur de Faverolles, lieutenantcolonel
du régiment d’Auxerrois, pour commander dans
la place en attendant les ordres du Roi.
Villars, de son côté, tout en blâämant la mansuétude de
de Refuge, attachait une grande importance à la reprise
de Hombourg. Il proposait de rétablir ses fortifications et
d’en faire aussi à Sarrelouis. Pour commander le château,
1 patronnait du Vernon, commandant à Bliescastel,
comme « très bon sujet ». Le 6 août, son protégé était nommé
par le Roi, au grand chagrin de Faverolles, qui se plaignit,
à deux reprises, d’être obligé de céder la place, lui qui
avait recueilli pendant trente-deux ans de beaux états
de services. Chamillart lui répondit qu’il n’avait été
nommé que provisoirement et qu’il devait continuer à
servir le Roi à la tête de son régiment.
Du Vernon arriva à Hombourg le 26 août. L'installation
des Français était déjà commencée; pour affirmer la prise
de possession définitive, le duc de Maine, grand maître
de l'artillerie, exigeait le droit des cloches qui lui était dû;
il avait donné des ordres à ce sujet à Reffons, chargé de
l'artillerie. Ce n’était guère du ressort d’un lieutenant
d’artillerie. Reffons excipa de son incompétence. « C’est
une affaire de communauté et de finances », écrivait-il
au ministre le 30 août, « je vous supplie de me marquer
comment il faut me comporter en cette affaire ».
Cette affaire de cloches, considérée comme une prérogative
de souveraineté, fit, pourrait-on dire, grand bruit.
Villars fut appelé à donner son avis: il trouva que l’objet
de la difficulté était mince. Pour tant s’émouvoir, il aurait
fallu que la ville et l’opération militaire eussent une autre
importance. Le canon n’a même pas tiré contre la ville