ses soldats se livrer à la maraude, et apprenant qu'ils
avaient même brûlé la petite ville de Hornbach, les renvoya
dans leurs quartiers jusqu’à l’ouverture de la campagne
qui ne devait pas tarder.
Le 17 avril, Villars était décidé à attaquer Hombourg;
mais l’ennemi avait commencé à s’y retrancher. Dès le
jer mai, les travaux étaient poussés avec activité, tandis
que Villars, avec le front considérable qu’il avait à garantir,
attendait l’occasion favorable.
Les hussards de la garnison de Hombourg ne cessaient
de rançonner le pays en deçà de la Sarre. Le gouverneur
de Sarrelouis, Choisy, envoyait des détachements pour
teur donner la chasse.
Villars attendit jusqu’au commencement de juillet;
il donna alors ses ordres au marquis de Refuge, commandant
à Metz. Celui-ci, dès le 18 juillet, prit ses dispositions
pour un siège en règle, choisit pour cette expédition,
d’après les ordres du maréchal, le corps du marquis de
Conflans, renforcé par des détachements d’artillerie de
Metz et de Sarrelouis.
Cette artillerie conduite par de Besson, lieutenant général
d’artillerie, fut amenée par des chevaux réquisitionnés
dans le pays, avec des chariots chargés de munitions et
de vivres. Cet équipage était prêt le 20 juillet. Le lendemain
le commandeur de Courcelles s’offrait à seconder de
Refuge qui avait alors 4 pièces de 16, 4 de 12 et deux petits
mortiers.
Tout le monde était d’accord sur l’opportunité du siège.
Choisy approuvait l’entreprise et conseillait déjà d’en tirer
tout le parti possible, de s’établir dans Hombourg et de
la fortifier. Conflans arriva le 23 juillet avec sa cavalerie
et investit immédiatement la ville. Refuge, le soir même,
arriva avec son infanterie et son artillerie. Le siège fut
conduit avec une rapidité foudroyante. Dans la nuit du
23 au 24, trois compagnies de grenadiers occupèrent la
basse ville. Le 24 on installa un canon sur la montagne