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détachement qui devait détruire les travaux ennemis,
brûler toutes les fascines et palissades.
Au commencement de 1705, l’approche du maréchal de
Villars donna de nouveau confiance aux Français. Le
28 mars de cette année, Streiff de Lauenstein, maréchal
de camp, reprenant le projet de son parent, M. de Quadt,
s’offrit à Villars pour prendre la place de Hombourg; il
appuvait sa proposition d’un mémoire détaillé que le
maréchal envoya à Chamillart. Le maréchal, d’ailleurs,
approuvait fort cette idée et il écrivait lui-même au ministre,
31 mars, de Metz, qu’il n’attendait, pour attaquer
Hombourg, que la fin de la mauvaise saison. Le 14 avril,
il était décidé. Le 20, il passa la Sarre à 4 lieues en amont
de Sarrelouis, prit Saint-Jean-lès-Sarrebruck qui devait
lui servir de point d’appui dans sa tentative sur Hombourg.
Arrivé près de cette place, il fit sommer le gouverneur de
se rendre; sur son refus, il attaqua vivement et, malgré
de grandes difficultés causées par le débordement des rivières,
il battit les ennemis, fit prisonnier le gouverneur
avec 30 soldats palatins. Mais il ne put poursuivre son
succès, Malgré l’ardeur de M. de Streiff qui courut attaquer
le quartier de cavalerie des ennemis, presque tous réussirent
à s’échapper. Le général Butler se sauva avec la garnison
de Deux-Ponts, et la garnison d’Hornbach échappa
parce que le comte de Druys, qui le poursuivait, ne put
passer la rivière de Horn débordée.
Villars poursuivit les ennemis jusqu’à Deux-Ponts,
prit beaucoup de leurs bagages et fit 150 prisonniers; les
pluies avaient rendu les chemins impraticables, les fourrages
manquaient pour la cavalerie; le maréchal dut se
contenter de ce résultat. Il repassa la Sarre; il voulait surprendre
les troupes danoises et hessoises cantonnées à
Saint-Wendel. Mais le temps qu’il avait passé devant
Hombourg avait été mis à profit par le comte de Noyelles,
qui commandait à Saint-Wendel, pour se mettre en sûreté.
Villars, qui avait perdu du monde par désertion, voyant