gion catholique, l'emploi de la langue française. Les registres
paroissiaux sont rédigés en français jusqu'en 1750.
Le premier registre, qui se trouve à la cure, porte comme
titre : Registre des baptêmes, morts, abjurations et mariages
de l’église paroissiale d’Hombourg-la-Forteresse, nommée
anciennement Hohenburg-Rodenstein, 1681-1699. Les autres,
qui commencent en 1694, se trouvent à la mairie.
Les Récollets de la province de Cologne vinrent également
s’installevr à Hombourg dès 1684, avec le consentement
de l’évêque de Metz. 1ls prêchaient et s'occupaient
de l’hôpital militaire.
Il nous reste à signaler, à la même époque, les nouvelles
démarches du comte de Nassau-Sarrebruck.
Hombourg, gage de sa créance sur l'Empire, étant cédé
aux Français, il lui semblait juste d’être indemnisé par
eux et il demanda 80.000 écus. Louvois, écrivant de Brisach
à La Goupillière, le 18 octobre... trouva la somme
trop forte; il est peu probable que le Roi consente à la
payer. « Cependant informez-vous si Hombourg lui appartient
en entier, ou s’il n’y en a qu’une partie, et essayez de
réduire ses prétentions à un moindre prix. »
La guerre dite de la Ligue d’Augshourg continuait pourtant,
et Hombourg fut de nouveau menacé en 1695. Le
18 mai, le marquis de Locmaria écrit au ministre, marquis
de Barbézieux, pour lui donner des nouvelles sur le mouvement
des ennemis dans la région rhénane. Il demande
qu’on renforce la garnison de Hombourg.
La paix signée à Ryswick, en 1697, parut devoir fixer
définitivement le sort de la forteresse. D'après l'article 33,
elle devait être rasée, comme conséquence des conditions
imposées au successeur de Charles V, Léopold, à qui on
rendait ses États, mais en lui interdisant d’y conserver