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mier capitaine, en l'absence de La Gardette, commandant
de la place (1). TI célébra la messe dans une chambre du
château transformée en chapelle. L'église de la ville servait
d'hôpital militaire. L’évêque de Metz avait d’abord pensé
remplacer Franconnet par le sieur Nicolas Muller, curé
de Saint-Wendel, « honnête ecclésiastique » que La Goupillière
recommandait à Louvois, le 23 février. Ÿ a-t-il
eu intérim? Nous l'ignorons. Dans tous les cas, Piergay
avait été envoyé à Hombourg par le même évêque, comme
nous l’apprend une autre lettre de La Goupillière du 20 mars.
Un des premiers actes de son ministère fut le mariage du
marquis de La Bretesche avec MMe de Montigny, veuve
d’un capitaine aux Gardes, dont les bans furent publiés,
d’après la lettre que nous venons de citer, à la paroisse
de Hombourg, à la fin de mars, sur le mémoire donné au
nouveau curé par Darneville, lieutenant du Roi à Hombourg.
Tous ces ecclésiastiques avaient répandu, avec la reli-(1)
Dorvaux, Les Pouillés du diocèse de Metz. p. 204 : «…. Nous sommes
partys des Deuxponts après avoir faict de nouvelles protestations au bailly…
st puis nous nous sommes acheminés au chasteau de Hombourg... Nous y
avons esté receus par le premier capitaine de la garnison, en l’absence de
M. de la Gardette gouverneur du chasteau; et nous sommes allés directement
à la chapelle, qui n’est autre chose qu’une assez grande chambre du
chasteau qu l’on a destinée pour y dire la messe : le chappelain de la garnison
nous a receu à la porte. Nous avons esté voir ensuite made de la Gardette,
qui nous a donné à disner; et peu de temps après, nous avons descendu
au bas de la montagne du chasteau pour voir l’ancienne église parochiale du
lieu. Nous à vons veu qu’elle estoit en son entier pour les murailles, le clocher
et le toist, mais sans aucunes vitres, et qu’elle avoit servy à plusieurs usages
profanes des garnisons lorraines et alemandes qui avoient tenu le chasteau, et
qu’encore aujourd’huy on s’en servoit pour l’hospital des malades des bataillons
qui travailloient aux fortiffications. Ce qui nous a obligé de faire nostre
ordonnance, sçavoir que l’église parochiale seroit rendue au curé et aux catheliques
du lieu, à moins d’une dernière nécessité, ou bien qu’en attendant
qu’on en bastit une autre suivant le projet de la ville où celle-là doit estre
ruinée, qu’il plaise au Roy de faire construire quelque sorte d’édifice de
planches qui demeurera fixe pour y dire la messe décemment; ce que nous
estimons estre d’autant plus nécessaire qu’il y a deja 5 ou 6 familles catholiques
qui se sont retirées en des maisons qu’elles ont raccommodées au pied
le la montagne du chasteau, et que ce seroit un refuge pour les catholiques
:ant du duché des Deuxponts que de la comté de Saarbruck, où l’on ne permet
noint la liberté de l'exercice de la religion catholique. »