*0
est très important, je crois qu’on ne peut trop tost le perfectionner.
»
Le maréchal de Boufllers envoya ce mémoire à Louvois,
le 14 janvier, en l’accompagnant d’un plan de Hombourg
auquel l'auteur renvoie; et, le mème Jour l’intendant de
La Goupillière écrivait au ministre une lettre sur les
ouvrages en cours.
Le 9 février, c’est l'ingénieur Grivellé qui informe Louvois
de l’utilité des corps de garde ordonnés aux demi-lunes
de Hombourg. Le 23, La Goupillière revient sur le mémoire
envoyé par Boufflers. Le 1€" avril, l’ingénieur Martin écrit à
Louvois à propos de la demi-lune située au bord du marais.
Cette correspondance suffirait déjà à démontrer l’intérêt
que Louvois attachait à mettre Hombourg en parfait
état de défense. Mais le ministre actif et redouté ne
se bornait pas à de simples constatations. Il donna des
ordres précis et les défauts signalés par Boufflers furent corrigés
promptement. Dès le 22 juillet 1690, l'ingénieur
Martin, répondant aux queslions posées à ce sujet par Louvois,
lui fait connaître les progrès accomplis : le sieur de
La Bretesche a ordonné des travaux à la droite de l’ouvrage
à corne. Martin explique ces travaux, envoie un
plan, fait remarquer la différence des profils des terres
qu’on avait à régaler, avant et après les travaux, Soixante
hommes du régiment de Navarre ont travaillé deux semaines
pour enlever les terres et aplanir le terrain. Ils ont
enlevé environ 503 toises cubes de terre ; reste encore autant
à faire pour aller jusqu’aux glacis « à l’endroit où l’on a
fait venir la petite fontaine du vallon »; mais les soldats
sont retournés à Ebernbourg.
Le 27 juillet, Martin envoie encore à Louvois un plan de
Hombourg, avec l’explication des ouvrages à faire. Nouvelle
lettre, le 12 septembre, avec un extrait des instructions
données par Vauban pour de nouveaux ouvrages :
établissement d’une « fausse braie pour envelopper la
petite tête ».