Croonders accompagnait encore son nouveau maître;
il écrivait de Hombourg, le 28 mars 1677, à Weinbrenner,
bailli d'Ottweiler, une lettre concernant les contributions
de guerre pour Hombourg. Mais il était arrivé à la
fin de sa carrière; il mourut le 12 juillet 1677 dans la
place qu'il avait si longtemps défendue. Son corps fut
ramené à Saint-Avold et inhumé, le 13, dans l'église des
Bénédictins de cette ville. La forteresse restait aux mains
de l’Électeur de Trèves.
La France mit fin à toutes ces complications par les
stipulations formelles qu’elle réclama à la paix de Nimègue,
5 septembre 1679. T.ouis XIV, pour garantir ses
réunions dans cette région et mettre un terme à des atermoiements
trop prolongés, réclama Hombourg, et, pour
ce faire, outre l’accord de 1663, il avait de bonnes raisons. Au
cours des négociations, le 27 octobre 1679, il avait envoyé
au maréchal d'Humières l’ordre d'occuper Hombourg
et Bitche, ce qui était le meilleur moyen d’obtenir leur
cession par traité. Un camp fut établi devant la citadelle;
d’Humières y arriva le 15 septembre et fit aussitôt travailler
les batteries. Antoine de Monnet, gouverneur de
la place, au nom de l’Électeur de Trèves, attendait l'ordre
de son maître pour la remettre aux Francais, comme le
traité de Nimègue le stipulait: mais l’ordre tardant à
venir, par acquit de conscience et pour sauver les apparences,
il demanda à d’Humières de faire une démonstration
contre la place. La batterie française avait été
établie à une demi-portée de fusil, sans que Ménnot fit
le moindre effort pour s‘y opposer. On tomba d'accord
pour faire tirer une décharge contre la muraille. Monnet
y répondrait par trois coups de canon et, l'honneur des
armes étant sauf, il serait disculpé devant l'Électeur pour
la reddition de la place (9 septembre). Le 16 septembre,
la batterie tirait et suivant la convention, le gouverneur
brévirois se retirait le 17, à 2 heures de l’après-midi, avec
sa garnison composée environ de 120 hommes, se dirigea