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trations et hors-texte, un frontispice en couleurs, plusieurs
plans en noir et 3 cartes en couleur (Saarbrücken,
1995. Saarbrücker Druckerei- und Verlag A. G.).
Ce gros ouvrage fait honneur, par le soin et le [luxe avec
lesquels il a été édité, à l’imprimerie qui le présente au public.
Et le mérite de son auteur consisterait seulement en la réédition
refondue des ouvrages de von Briesen (1863) et de Niessem
(1898), épuisés depuis longtemps, s’il n'avait encore eu soin
d’utiliser avec perspicacité presque toutes les sources imprimées
ayant trait au cercle de Merzig (tel qu’il était en 1918),
et aussi le concours d’un grand nombre de chercheurs particuliers
et les documents des diverses administrations, mairies
et paroisses.
Ceci posé, nous nous permettons de déplorer l’absence de
documents d’archives, dont certainement les dépôts de Coblence
et de Trèves (pour ne citer que ceux-là) ne peuvent
manquer de contenir une foule de renseignements inédits.
L'histoire de la seigneurie de Dagstuhl, du condominium lorrain-trévirois
Merzig-Saargau, des guerres du’ xvir® siècle
et des territoires trévirois, ainsi que certaines chroniques lacales
— souvent bien courtes — y auraient gagné en intérêt.
De plus, l’on constate avec surprise que l’auteur assume à
l’origine de l’industrie dans le cercle de Merzig la date de 1809
(création de la célèbre fabrique Villeroy & Boch à Mettlach).
Or, l’industrie est beaucoup plus ancienne dans cette région.
Des forges, aujourd’hui disparues, y furent très prospères dès
le début du xvir1® siècle et jusque vers 1850 (Gottbillshütte
à Nunkirchen près Losheim et Münchweilerwerk près de Münchweiler),
ce qui s’explique aisément en une contrée assez minéralisée
(Duppenweiler, Lôsterwald).
Nous aurions lu avec intérêt l’histoire du château de Schwarzenberg
(situé jadis près de celui de Dagstuhl) et dont le rôle
historique, plus court et moins brillant que celui joué par cette
dernière forteresse et par celle de Montclair, n’était pas moins
digne d’être exposé : le cercle de Merzig ne compte que ces
trois ruines.
Les cartes en couleurs, imitées de celles de l’atlas historique
de Fabricius, sont claires, surtout la carte n° I. Les cartes IT
(1789) et IIT (1751) contiennent quelques menues erreurs : Fremersdorf
ne fut jamais du bailliage de Sarrelouis, mais de celui
de Thionville; la forteresse de Dagstuhl est située entre le
Wadrill-Bach et le Lôster-Bach, et non entre ce dernier et là