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« Ce coke spécial est obtenu, enfin, avec 20 % de char
bon cru flambant absolument incokéfiable. »
B. — LE COKE SPÉCIAL DE HEINITZ EST-IL ÉCONOMIQUE!
Cette nouvelle fabrication qui, techniquement, est sortie
de la période des tâtonnements, est-elle économique?
Oui. Car le semi-distillé est obtenu pratiquement en
partant d’une sorte spéciale de charbon flambant
« Schlamm », lavé à 8 % de cendres, sorte qui, en raison de
sa finesse, a une valeur marchande sensiblement inférieurs
à celle du charbon gras. L’opération revient donc à substituer
au charbon gras un charbon moins cher; et ce fait la
rend, en soi, économique.
À l’économie de matière première ainsi réalisée, viennent
s’en ajouter d’autres : le mélange spécial cuit plus rapidement
que le charbon gras ordinaire; la productivité
des fours par vingt-quatre heures est ainsi augmentée
de 22 % environ, ce qui amène par contre-coup une réduction
des frais fixes de carbonisation par tonne, et une diminution
intéressante de la consommation de gaz de cuisson.
« Le mélange spécial employé peut être cuit dans n’importe
quel four à coke (1).
« Le procédé peut donc être employé par n’importe
quelle cokerie existante, sans avoir à changer quoi que ce
soit aux fours à coke eux-mêmes. Pour sa généralisation,
deux moyens peuvent être envisagés, suivant la distance
des mines aux cokeries.
« Si la fine ou le schlamm lavé flambant, qui est plus
spécialement propre à entrer comme constituant dans le
mélange après semi-distillation, est d’un prix moins élevé
que le charbon gras lavé, il supporte par tonne les mêmes
frais de transport, le transport élève donc son prix franco
cokerie dans une proportion plus grande que celui du même
(1) Conférence de M. Sainte-Claire Deville du 13 décembre 1924.