240 --pour
passer 1 t.8 à l’heure. Il n’a pas traité beaucoup plus
de O0 t. 5 de flambant séché par heure (soient 12 tonnes
par vingt-quatre heures), correspondant à 9 t. 6 de
charbon semi-distillé à 14 % de M. V. ou à 9 t. 6/0 t. 12
=— 80 tonnes de mélange, et à environ 55-60 tonnes de coke
par vingt-quatre heures.
Un calcul simple montre que le mélange est extrêmement
peu amaigri. Si la teneur en M. V. du charbon cru
est de 32 %, celle du mélange est de 29,8 %.-L’amaigrissement
est donc insignifiant. Ce n’est pas
à lui seul qu’il faut attribuer l’amélioration du coke. Mais,
jusqu’ici, on ignore complètement, semble-t-il, le mode
d’action de l’addition du charbon semi-distilé — on ne
peut que constater cette action — en soupçonnant peutêtre
que la diminution de teneur en oxygène du mélange
joue un certain rôle. La semi-distillation enlève en effet
beaucoup d’oxygène au charbon, et les semi-distillés
ont une teneur en oxygène très sensiblement moindre que
les combustibles naturels à même teneur en M. V. On peut
aussi croire — et c’est peut-être la véritable explication
— que le rôle du semi-distillé est purement physique —
il agirait comme le charbon dit « activé », condensant dans
ses pores les matières volatiles à l’état naissant. Ces matières
volatiles se décomposant ensuite sous l’action de
la haute température, donneraient du carbone de décomposition,
pur, qui cimenterait la masse.
Nous avons vu que la production du four est faible.
Cela provient d’un développement insuffisant de la surface
de chauffe, peut-être aussi d’un brassage insuffisant
de la matière, malgré l’action des palettes, de l’épaisseur
trop grande de la paroi de fonte qui transmet assez mal
la chaleur, et enfin surtout parce que la vis sécheuse n’enlève
pas assez d’eau aux charbons crus lavés.
Des essais effectués avec des fours « Salerni » ont donné
des résultats plus satisfaisants. Ces fonrs sont en tôle
ondulée de 1 millimètre d’épaisseur, ce qui augmente