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riences eurent atteint leur but, on installa un four semiindustriel
d’une capacité de 500 kilos de coke. Après quelques
Lätonnements, ce four donna, au début de 1921, des échantillons
de coke dont les caractéristiques autorisèrent à
croire que le problème posé n’était pas loin d’être résolu.
A une réunion de métallurgistes tenue le 25 avril 1921,
M. Langrogne exposa les résultats des expériences de L’Hôpital.
Il indiqua que les échantillons de coke fabriqué
uniquement avec du charbon de la Sarre présentaient une
résistance à l’écrasement de 400 kilos par centimètre carré,
tandis que la résistance du coke de Westphalie n’atteint
guère que 300 à 350 kilos dans les mêmes conditions. En
outre, au point de vue de la fragilité au tambour (pour
ces essais, le coke est malaxé dans un tambour rotatif,
après quoi il est passé sur un tamis qui constate le « refus »,
c’est-à-dire la quantité de coke qui ne passe pas au travers
des mailles de ce tamis), on a enregistré pour le coke
fabriqué au petit four de L’Hôpital un refus de 80 %;
velui des cokes de la Ruhr étant de 60 à 65 %,.
Les métallurgistes présents à cette réunion s’étaient
montrés très heureux de ces résultats et la constraction
d’une station industrielle comportant des fours de capacité
normale a été alors décidée.
IV. — Les recherches de l’Administration des Mines de
la Sarre.
Parallèlement à ces réalisations et d’accord avec elles,
comme le inontre le rapport de l’Assemblée générale du
« Coke Métallurgique » du 29 juin 1922, l'Administration
des Mines domaniales françaises du Bassin de la Sarre
poursuivait également à Heinitz de fructueuses expériences
sous la direction de M. Sainte-Claire Deville, aidé de
MM. Boissonnet, Bouillot, Boulin et Aubert, à la cokerie
de Heinitz.