Full text : 3.1926 (0003)

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les dimes des trois villages précités. D'abord à la comtesse
 Caroline de Linange-Dabo, née comtesse de Dhaun,
qui résidait en son château de Puttelange-lès-Sarralbe. Les
négociations furent menées à Harskirchen par les deux
conseillers Schmidt et Flourer, entre 1779 et 1781. Le prix
de 40.000 livres argent français fut convenu. Au dernier
moment la comtesse se récusa. Elle donna pour excuse
(16.9.1781) que la dime en question pouvait encore faire
l’objet de litiges, et que, d’autre part, la collégiale et la
maison de Nassau n’offraient pas de garanties suffisantes
parce qu’elles ne possédaient plus de biens en Lorraine.
Le consistoire, par l’intermédiaire de l’avocat Baudesson,
offrit alors les dimes à l’évêque de Metz et, après le refus
de celui-ci, à plusieurs couvents et aussi à des laïcs, entre
autres à un certain Gérard de la région de Fénétrange,
mais chaque fois sans succès. La comtesse de Forbach,
à laquelle on s’adressa aussi le 21.3.1782, s’y refusa également.
 Or la collégiale avait besoin d’argent. Elle venait
de s’endetter de 20.000 florins pour l’achat d’un domaine
à Bliesransbach et d’un autre à Dudweiler, ainsi que d’un
moulin à Ludweiler. Avec le produit de la dime lorraine,
elle aurait pu éteindre sa dette. La révolution française
la lui enleva bientôt. Je n’ai pas pu déterminer si ce fut
avec ou sans indemnité.

J. Tousa,
Curé de Zetting.
            
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