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Par représailles, les troupes françaises continuèrent à
oceuper une grande partie de la Lorraine.
Mais Charles était à court d’argent et fort incapable
de tenir campagne. Ses troupes, n’étant pas payées, ne
subsistaient que par le pillage; celles qui occupaient
Hombourg accablèrent de contributions et de réquisitions
la ville et les localités environnantes. Le duc s’estima
heureux de signer avec l’Empire le traité de Nuremberg,
(2 août 1650) par lequel il s’engageait à évacuer, dans
les trois mois, Saarwerden, Herbitzheim et Hombourg,
pour les remettre au comte de Nassau-Sarrebruck, en
échange d’une indemnité d’un million de florins, somme
représentant ses frais de guerre avec la Suède. Entre temps,
la somme avait été réduite et n’était plus, en 1653, évaluée
qu’à 100.000 florins dus par l’Empire et 700.000 florins
à la charge de l’Empereur. Sur cette nouvelle base, les
États d’Empire promettaient, en juillet 1653, d’indemniser
Charles de Lorraine, si ses troupes évacuaient Landstuhl,
Hombourg et Hammerstein. Le règlement se fit
encore attendre et le duc conserva ces places ainsi qu’Eppelborn,
Falkenstein, Saarwerden, etc.
La diète de Ratisbonne (1653) le débouta de ses prétentions
sur Saarwerden: il refusa de s’incliner et continua
de prendre le titre de comte de Saarwerden. Charles IV,
ne pouvant s’entendre avec les États de l’Empire et suspecté
par les Espagnols, conçut certainement l’idée, à
cette époque, de s’entendre avec la France. Louis XIV
avait même déjà donné l’ordre au gouverneur de Sierck
de lui remettre cette place. Le roi d’Espagne l’attira à
Bruxelles dans un guet-apens : il s’empara de sa personne
le 22 février 1650 et le fit enfermer dans le château de
Tolède. Son frère, Nicolas-François, fut ‘installé duc de
Lorraine à sa place par les généraux espagnols. Il reçut
cette nouvelle à Vienne et il se rendit aussitôt à Bruxelles
pour y prendre le commandement des troupes lorraines
et se déclara satisfait de recevoir 100.000 rixdales pour