LA CANALISATION DE LA SARRE
La Sarre prend sa source au mont Donon et se jette dans
la Moselle à Conz, à 230 kilomètres de sa source. La moitié
environ de son cours se déroule en Lorraine, entre les Vosges
à l’est et la région des étangs à l’ouest. Puis, autour de
Fénétrange et à l’est de Sarralbe, s’étendent, de part et
d’autre de son cours, de grandes forêts. À Sarreguemines,
la Sarre reçoit un des ses principaux affluents, la Blise, et
sort de France.
Elle traverse alors pendant 60 kilomètres le territoire
du Bassin de la Sarre. Sa vallée, d’abord encaissée dans la
région minière, autrefois elle aussi très boisée, s’élargit
ensuite de Sarrelouis à Merzig. Elle y reçoit à gauche la
Nied qui lui amène les eaux d’une grande partie de la Lorraine
et à droite la Prims venant de Hunsrück. Puis la
Sarre se resserre à nouveau, de Merzig à son confluent,
pour traverser les défilés fort pittoresques des derniers
contreforts du massif schisteux rhénan, du Hunsrück. Elle
coule alors presque parallèlement à la Moselle, dont elle
n'est plus éloignée que d’une vingtaine de kilomètres, mais
dont elle est séparée par un plateau accidenté.
Cette dernière partie du cours de la Sarre, à travers la
Prusse rhénane, est la moins propice à la navigation, si,
bien entendu, on fait abstraction de son cours supérieur.
Aussi, à partir de Ensdorf, la rivière est, pour ainsi dire,
barrée, verrouillée vers l’aval. De nos jours, tout le trafic
fluvial remonte vers l’amont, grâce au débouché que lui
procure le canal des Houillères.
Il est étrange que la Sarre navigable ne soit pas reliée