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de cet acte, le pays de Bliescastel fut partagé en villages proprement
dits et en fermes, Les fermes appartenaient à l’Électeur
en propre, et il les faisait administrer par ses intendants.
Les villages, au nombre de sept, non nommés dans le
traité, constituaient le fief de haute-justice de Bliescastel,
savoir : Bliescastel, Bebelsheim, Niederwürzbach, Erfweiler-Ehlingen,
Wittersheim, Habkirchen et Mandelbach.
Si Frédéric II était confirmé dans ce fief important par
l’Électeur, une autre clause de cet accord de 1601 portait
un second coup à la Réforme dans le pays de la Blise : la
religion catholique était officiellement rétablie à Rubenheim,
village redevenu « papiste » dès 1582. Biesingen
dépendait, en vertu du même traité, de la paroisse de Ballweiler.
Enfin Frédéric IT n’obtenait de l’Électeur le libre
exercice du culte protestant qu’à Wecklingen même, petit
hameau. Bliescastel même ne semble pas avoir jamais
compté de réformés (1).
Frédéric II d’Eltz à Wecklingen mourut le 26 décembre
1605, laissant, de son mariage avec Juliane Landschad
von Steinach (j 1596), six enfants mineurs, dont les tuteurs
Cun Eckbrecht von Durkheim et Jean-Frédéric d’Eltz
à Château-Rouge demandèrent le 12 mars 1602 aide et
protection, pour leurs pupilles, au duc Jean ler de Deux-Ponts.
De ces six enfants, un seul nous intéresse : Jean-Philippe,
que nous reverrons bientôt.
Jean-Frédérie de Château-Ronge (1599-1607) (2).
En 1599, le comte Philippe II de Nassau-Sarrebrueck
remplaça le bailli Simon Gratwohl par Jean-Frédéric d’Eltz
à Château-Rouge, fils d’Hans-Adolphe. Jean-Frédéric fut
(1) Il faut remarquer à ce sujet que la Réforme s’éteint rapidement dans
l’est du pays de la Blise alors mème qu’elle triomphe dans le comté de Nassau-Sarrebruck
et dans le duché de Deux-Ponts. Cependant, dans l’ouest du pays,
vers Ormesheim, Saint-Ingbert, à Wôlferding enfin, il y eut des protestants
jusque vers 1655, c’est-à-dire jusqu’à l’acquisition de ces pays par les barons
de La Leyen, catholiques.
(2) RoTH, p. 399