182
été la cause de contestations de la part des communes voisines,
Biesingen, Niederwürzbach et Ommersheim.
En 1585, Jean de Bitche rédigea un rapport sur cette
affaire, puis se plaignit auprès du comte Albert de Nassau-Ottweiler
des torts que lui causait Frédéric de Wecklingen.
Albert pria celui-ci de se justifier : ce qu’il fit en un long
rapport, daté de Wecklingen, le 30 septembre 1591.
Frédéric II protestait d’abord de l’accusation que dirigeait
contre lui Jean de Bitche : celui-ci alléguait que Frédéric
avait fait abattre un grand nombre de beaux et bons
chênes de la forêt dite « der grosse Busch », située sur le ban
de Seelbach, et appartenant à Jean : « En réalité, disait
Frédéric, la famille d’Eltz possède des droits sur ce ban,
dont elle use depuis plus de trente ans; le Gentersberger
nous accuse d’avoir voulu rattacher une partie du ban de
Seelbach, et spécialement la forêt en question, au ban de
Biesingen, et ainsi de la soustraire à ce ban de Seelbach et
de la rattacher à la haute-justice de Bliescastel appartenant
aux d’Eltz. » Frédéric s’explique alors comme suit : « La
moitié de la haute-justice de Bliescastel, la famille d’Eltz en
a été investie par l’archevèque de Trèves; son grand-père
à lui, Frédéric, Pa possédée en entier; et après sa mort, elle
a été partagée de telle manière que son père Philippe-Jacques
a reçu Biesingen, Ballweiler et Rubenheim, et son
oncle Hans-Adolphe le reste à Bliescastel avec Niederwürzbach.
La forêt en question est située sur le ban de
Seelbach, mais est considérée comme dépendance de Biesingen,
car les habitants de ce village doivent payer une
redevance annuelle pour en user; son oncle n’a jamais élevé
d’opposition contre cela, ni quand son père y chassait :
d’ailleurs pour le comte de Nassau, il est absolument
indifférent si cette forêt appartient à la branche Château-Rouge
ou à la branche Wecklingen de la maison d’Eltz. »
Après avoir menacé de se mettre sous la protection de
l’Électeur palatin s’il n’obtenait pas la paix, Frédéric Il
prenait l’offensive à son tour et affirmait que le Genters-