En 1433, une correspondance s'établit entre Élisabeth
de Lorraine-Vaudémont, sa veuve, et Evrard de Gymnich,
seigneur de Berbourg, au sujet de la prise de possession
de la part de Gymnich dans le château de Hombourg.
Après la mort de Jean de Hombourg, le dernier de son
nom et de ses armes (1449), le fief revint à l’Empire. En
1451, l’Électeur palatin et le duc de Deux-Ponts voulurent
s'emparer de Hombourg. Une querelle s’éleva entre eux
et Jean III de Nassau-Sarrebruck. Enfin la question fut
tranchée en 1487, à l’occasion du mariage d’Élisabeth,
fille du duc Louis le Noir de Deux-Ponts, qui renonça
à sa part de Hombourg en faveur de Nassau-Sarrebruck.
Le 2 août 1453, Jacques de Sierck, archevêque de Trèves,
disposa, au nom de l'Empereur, du château et de la seigneurie
de Hombourg. Ce fief, ainsi que la seigneurie de
Forbach, devaient revenir après lui aux enfants nés de son
mariage avec Adelheïd de Sierck (1).
En 1471, Jean III de Nassau-Sarrebruck avait demandé
à l’évêque de Metz l’autorisation de reconstruire une chapelle
dans le château de Hombourg, puisqu’il y en avait
une autrefois qui avait été détruite par le feu. Tout d’abord
cette autorisation ne fut pas accordée. Cette démarche
du comte prouve bien que cette région relevait de l’évêzhé
de Metz au point de vue spirituel.
Jean IV, seigneur d’Ottweiler et comte de Nassau-Sarrebruck,
fit, en 1559-1560, fortifier le château et entourer
la ville de murailles, avec l'assentiment de l’empereur
Ferdinand (Vienne, 10 juillet 1558), lequel lui accorda
également des lettres de franchise pour la ville. Albrecht,
comte d’Ottweiler, qui hérita de Hombourg en 1574,
après la mort de Jean IV, fit encore, en 1575, agrandir les
fortifications. Ces princes, qui s’étaient ralliés à la doctrine
de Luther, introduisirent le protestantisme dans leurs
domaines.
(1) J. FLoRANGE, Histoire des Seigneurs et Comtes de Sierck, p. 167. —
BRINKMEIER, Das Haus Leiningen, t. 1, p. 262.