162 --Les
promesses d’Henri équivalaient à un transfert pur
et simple de Bliescastel en faveur de l’évêque de Metz, et
l’ensemble du contrat déniait à Ferri III le droit de rachat
de Bliescastel. I] faut cependant remarquer que sur ce point
la coutume de l’évêché de Metz avait été respectée, car,
seule de toutes les coutumes des pays lorrains, elle
n’admettait pas de retrait féodal. Mais Ferri ITÏ jugea ce
traité particulièrement offensant.
H s’était allié dès le 12 juillet de la même année (1275)
à son beau-frère, le comte Simon IV de Commercy - Sarrebruck,
qui voulait se mettre en sûreté contre les prétentions
du prélat messin qui revendiquait alors le comté de
Sarrebruck comme fief de son grand-chapitre : Simon
promit donc à Ferri de l’aider contre Metz en ce qui concernait
Bliescastel et toutes tentatives dirigées contre ce
comté (1).
Le duc Ferri eut encore comme alliés Henri, comte de
Blämont, et Jean, sire de Choiseul. Le 29 janvier 1276,
Henri, comte de Vaudémont, et ses enfants, s’obligèrent
à aider Ferri contre l’évêque de Metz. _
Le comte de Bar, Thiébaut II, cousin d'Henri de Salm,
resta neutre tout d’abord, alors qu’Henri II de Deux-Ponts,
et Conrad III de Lichtenberg, évêque de Strasbourg, se
joignirent à Laurent de Lichtenberg, l’évêque de Metz.
ledit fils aîné dudit comte de Salmes l’autre moitié en payant sa part, et que l’un
ne pourrait acheter ou racheter sans l’autre voulant payer sa moitié; que si
ledit fils n’avait deniers, l’évêque lui prêterait pour un an, et ne le remboursant
après l’an, l’acquit demeurera audit évêque, Du lundy après la fête saint
Luc 1275. »
(1) KREMER, Chart. Sar., p. 362; et CaumeT, Hist. de Lorraine : « Je Symons
Cuens de Sarbruche et Sires de Commerci fais scavoir a tous, que je dois aidier
à Ferri Dus de Lorreigne et Marchis, mon Ami Seignour de petite force et de
grant, encontre tous ceux qui rien li demandent, et vourroient demander en
ceu que il clame et demande en la Comtei de Castres, et ce li promes-je tenir
loiaulment par ma foy corporellement donnée. En témoignage de veritei luy
ai je données ces présentes lettres scellies de mon Scel pendant, qui furent
faittes l’an de graice mil dous cens sexante et quinze, le Vendredy devant
la Division des Apostres. »