Full text : 3.1926 (0003)

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Le mécontentement principal de Ferri devait encore
être aggravé le 21 octobre de la même année : Henri de
Salm contracta, à cette date, pour lui et son fils Henri,
une alliance avec l’évêque de Metz, le « lundy après la fète
de saint Luc » (1). Il s’obligeait à ne conclure aucun arrangement
 avec le duc de Lorraine, en particulier pour ce qui
concernait le cinquième du comté de Bliescastel que le
duc réclamait, sans y avoir été autorisé par l’évêque; il
reconnaissait que Bliescastel et Puttelange étaient des terres
de l’évêché, qu’il était lui-même homme-lige de l’évêque
avant tous les autres; il promettait enfin de reprendre de
l’évêque le fief de Morhange en foi et hommage, s'il parvenait
 à s’affranchir de ses obligations de vassalité envers
le duc de Lorraine. De son côté, l’évêque reconnaissait
avoir souscrit à l’engagement d’abandonner le comté de
Bliescastel, à défaut d’héritiers mâles, aux cinq filles du
comte Henri et d’Agnès de Sayn, chacune pour un cinquième,
 et avoir accordé au comte Henri le cinquième qui
lui était échu. Quant aux quatre autres cinquièmes, il se
les attribuait provisoirement, et, pour le cas où cette
possession lui serait définitivement reconnue, il s’engageait
 à la donner en fief par moitié au comte de Salm et
à son fils ainé Henri (2).

(1) Mettensia, Cartulaire du diocèse de Metz, t. I, n° 104.
(2) Dom TarouILLoT, Histoire de Metz, p. 471. — Metiensia, Cartulaire
de l’évêché de Metz, n° 104. — « Henri, comte de Salmes, s’oblige à Laurent,
évêque de Metz, de ne laisser à Ferry, duc de Lorraine, le comté de Castres,
ni de Putlange, ni le cinquième qu’il y prétendait, sans la permission dudit
évêque de Metz, reconnaissant que Castres et Puttelange sont fiefs de l'Évêché
de Metz, liges et rendables; réciproquement, l’Évéque promet de ne faire
aucun accord avec ledit Duc, qui puisse nuire audit Henri, mais l’aider; et
parce que ledit évèque prétendait ledit fief de Castres être échu à l’évêque
de Metz, au défaut de mâles, ledit Henry, au contraire, stipulant pour ses
enfants, soutenait qu’il le devait donner aux enfants de cinq sœurs, dont il
en avait épousé une, ou aux enfants d’une d’icelles; est accordé que l’aîné
dudit Henry aura la cinquième partie de Castres et de Putlange en fief, et
que les autres quatre portions demeureront à l’évêque jusqu’au jugement de
la contestation, et que si ledit comté était adjugé audit évêque, il en laisserait
la moitié en foy et hommage audit fils aîné y compris son cinquième; que,
s’il n’en pouvait exclure les enfants desdites cinq sœurs ni ledit Duc, et qu'il
fallut acheter et racheter ledit comté de Castres, ledit évêque en aurait la moitié,
            
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