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leur prêter la moindre assistance pour résister à Ferri. Pour
l’exécution de ces clauses, Henri comte de Luxembourg et
Frédéric comte de Linange s’engageaient à soutenir leur
cousin Ferri contre Henri de Deux-Ponts, au cas où celui-ci
ne serait pas fidèle à ses engagements.
Mais les revendications du duc Ferri sur Bliescastel
étaient insoutenables. Henri de Deux-Ponts échoua dans
sa tentative de réconciliation. Salm garda Bliescastel. Mais
Henri ne se découragea pas et s’adressa aux autres héritiers,
qui l’écoutèrent plus favorablement que l’irascible Ferri IIT.
Le 8 mai de la même année (1275), Henri de Salm conclut
un traité avec les autres héritiers de Limbourg, Arnsberg
et Blankenheim, à l’exclusion de Ferri III; en vertu de cet
accord, ils décidaient de posséder en commun le comté de
Bliescastel, Puttelange et le Schaumbourg, s’obligeant réciproquement
à ne céder à d’autres aucune partie de l’héritage.
Assistèrent à cet accord : Henri II, comte de Deux-Ponts,
Jean comte de Sponheim, Emicho comte sauvage
de Kyrbourg, Rorich, Frédéric et Jean, chevaliers de Castel,
Constantin de Puttelange; Henri von Hagen zur Motten
de Schaumbourg, Louis de Liebenberg (Lôwenberg),
Johannes von Blisa, Johannes dit Kouffel, le chevalier
Ortlieb, ainsi que le fils d’Henri II de Deux-Ponts, Eberhard,
et Nicolas et Jean, voués de Hunolstein (1).
Le 29 mai suivant, un nouveau traité fut conclu; chacun
des quatre héritiers s’engageait à ne vendre la part qui lui
était échue qu’à l’un ou l’autre de ses alliés. Seulement,
pour le cas où ceux-ci refuseraient, ils pourraient la vendre
à d’autres (2).
Là-dessus, Ferri III, mécontent d’avoir été exclu de l’arrangement,
irrité surtout de voir se joindre à ses ennemis
son vassal le comte de Salm, pénétra dans la seigneurie
de Morhange, s’empara de la ville et la livra au pillage.
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(1) Alte Territorien, t. TI, p. 507.
(2) Veräffentlichungen der Historischen Commission der Prooins Westphalen.
Beiband I, Heft 2, p. 180.