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Henri de Bliescastel), malgré son gendre Frédéric de Blankenheim
qui la revendiquait pour lui. Sur ces entrefaites,
son frère, le puissant comte Henri de Sayn, mourut sans
enfants. Cela ne changea rien à la situation pénible d’Agnès,
car, le 20 décembre 1246 celui-ci avait, en présence d’Agnès
et de sa sœur Adélaïde de Sayn, laissé à sa veuve Mathilde
l’usufruit viager de tout l’héritage Sayn et la propriété
pleine et entière de tous les francs-alleux acquis au cours
de leur vie conjugale. Seulement à la mort de Mathilde,
l’héritage devait revenir aux enfants d’Adélaïde de Sayn,
et les francs-alleux partagés entre les deux sœurs d’Henri,
Adélaïde et Agnès, de manière que cette dernière en reçoive
une part égale à la dot d’Adélaïde lors de son mariage avec
le comte de Spanheim. Agnès ne survécut pas à Mathilde,
qui vivait encore en 1284. La mort de son frère ne lui rapporta
que le seul avantage qui consistait à tenir'en haleine
son gendre de Blankenheim. Mais celui-ci à la fin se fit
pressant, puisse fâcha : Agnès lui abandonna alors, le
22 février 1248, quelques biens Sayn en dédommagement
de la moitié d’Hunolstein.
À la mort d’Agnès, Blankenheim fut satisfait. Mais les
autres! Car, Élisabeth n’ayant pas eu d’enfants de Renaut
de Bitche, c’était maintenant autour de son héritage que
se disputaient Arnsberg, Limbourg, Ribeaupierre et Salm,
beaux-frères de la défunte Élisabeth (La Mark et sa femme
Cunégonde étaient morts sans enfants vers 1249).
Le comte Henri IV de Salm (1274-1284).
NÉGOCIATIONS
Dès la mort de Renaut de Bitche, avant le 11 août 1274,
Henri IV de Salm, veuf de Laurette de Bliescastel (déjà
morte en 1269), s’empara du comté de Bliescastel.
Le duc de Lorraine, Ferri III le Chauve, protesta immédiatement
: il se déclara héritier de son oncle Renaut de