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(Verdun), le comte de Deux-Ponts tenant la moitié de
ce dernier burg. Remarquons encore qu’il n’est aucunement
question, dans cet acte de 1238, de Puttelange et
du Schaumbourg, parce que ces fiefs furent tenus respeetivement
des ducs de Lorraine et des comtes de Luxembourg
beaucoup plus tard que le comté de Bliescastel ne
le fut de Metz.
Mais s’il est aisé de comprendre pourquoi Élisabeth
était en grave désaccord avec Agnès et les autres filles,
les circonstances ne devinrent vraiment difficiles qu’une
fois Laurette et Mathilde mariées.
Mathilde épousa Frédéric de Blankenheim. — Laurette
fut mariée en 1242 au comte Henri IV de Salm, âgé alors
de quatorze ans, fils d’Henri III de Salm et de Marguerite
de Bar. « Ce fut un brillant mariage, car la noblesse du
comte ne le cédait en rien à celle de l’épouse, dont la dot
était princière : la moitié du château et de la seigneurie
d’Hunolstein. En raison de la jeunesse des époux, il fut
convenu que le mariage ne serait consommé que lorsque
Henri aurait atteint sa quinzième année; et le comte Henri
de Sayn, frère d’Agnès, et oncle de Laurette, se porta garant
pour le règlement de la dot » (1).
À Frédéric de Blankenheim fut également promise, en
cette cérémonie du 9 février 1242, l’autre moitié de la seigneurie
et forteresse d’Hunolstein. Mais Henri de Salm
reçut l'assurance spéciale que, s’il parvenait à remettre
Agnès en possession du comté de Bliescastel et des autres
fiefs, le comté de Bliescastel et le titre de comte lui reviendraient,
à lui seul, les autres fiefs devant être adjugés, à
parts égales, aux autres héritiers. Henri acquiesça.
Le même jour, Agnès, avec l’assentiment de son frère
Henri de Sayn, de Lorette et d’Henri de Salm, remettait
à sa fille Lorette la moitié d’Hunolstein et renouvelait la
(Voir à ce sujet : Léon MausEAN, Histoire des seigneurs et de la ville de
Morhange, I'e partie® La Maison de Salim (Annuaire de la Soc. d'Hist. e:
d’Archéol. de Metz, 1924).