Full text : 3.1926 (0003)

loZ

mari, du comté de Bliescastel. Il fut stipulé à cette occasion
que, si Élisabeth mourait sans enfants, ses autres sœurs
seraient également investies du comté de Bliescastel (1).
Or, avant appris, probablement peu après, que son mari
avait déjà été consacré sous-diacre et qu’il était rentré
dans le monde sans dispense, Élisabeth se sépara simplement
 d'avec Berthier, puisque le mariage était nul, bien
qu’elle en ait eu trois fils : Folmar, Frédéric et Gérard.

n° XVIF, qui copie : « Bertholdi comilis de solte »; cet auteur remarque à ce
sujet que la copie de cet acte, dans un cartulaire intitulé « Registre 2 des fiefs,
‘rouvé dans la chancellerie de Vic fol. 57 » (et dont s'est servi dom Calmet),
portait » Bertholdi comitis de Salme ». Cependant M. Karl Pôhlmann (West
phälzische Geschichtsblätier, 22° année, 1922, n° 1) pense que « Solce » est « une
faute de lecture » de M. Marichal {« Mettensia, ibid.). et que l'original « vraisemblablement
 perdu » devait porter « Reinhald von Bitce, ou quelque chose
l’approchant ». car « si Élisabeth avait été mariée deux fois, pendant son
veuvage elle aurait certainement été exclue, par les autres héritiers, de la
seule possession de l’héritage paternel. » — Or, Élisabeth n’a pas été, à proprement
 parler, « veuve » de Berthier de Sulz, et il semble bien que, dès la
nullité du mariage reconnue, c’est-à-dire peu après le 26 mars 1238, elle ait
cpousé Renaut de Bitche : en effet, Morière (Catalogue des Actes de Mathieu II,
p. 182, n° 213) résume ainsi une charle de 1238 : « Renaud Comte de Castres
ot Sire de Bithes (sic) déclare avoir constitué son frère Mathieu caution visà-vis
 de Jehan de Lavis, bourgeois de Metz, de la somme de 80 livres de messins,
 payables aux Pâques prochaines. » (Archives de Meurthe-et-Moselle,
B. 565, ne 3.) — Paul Marichal (Mettensia, ibid.)suppose à juste titre que
Renaud devait son titre à sa femme Élisabeth et ajoute : « 11 résulte de la présente
 [charte du 26 mars] que le mariage de cette princesse avec Berthold
comte de Sulz n’avait été annulé que postérieurement au 26 mars de cette
mème année 1238. » — Reste à savoir quand mourut Berthier de Sulz : disparut-il
 peu après le 26 mars 1238, ou vécut-il à l’écart jusque vers 1253? Il
ne faut pas oublier que l’acte d'annulation de son mariage avec Élisabeth
ne fut délivré (d’après Lehmann, Gesch. der Burgen…, Bd. 5), que par le pape
Innocent IV. daté : « Assise, le 15 mars 1253. »
{t) Dom CarmeT. Notice, I, 169 : « On avait trouvé en 1680 un cartulaire
en vélin intitulé Registre second des fiefs, trouvé dans la Chancellerie de
l’Évêché à Vic, auquel, en la p. 57, est une reprise par Élisabeth, comtesse de
Castres, du consentement de Berthold, comte de Salm, de Jean, évêque de
Metz, dudit château de Castres et de ses appartenances, et de tout le francalleu
 de son père, en date du lendemain de l’Annonciation de Notre-Dame
1238 : rendable audit évêque pour s’en servir contre tous, inaliénable sans
son consentement. avec prohibition à ladite Élisabeth et à son mari de faire
féauté à autre seigneur qu’auprès l'évèque de Metz et ses successeurs, et À.
condition qu'après ses fils et ses filles. ledit fief pourra être tenu par l’une de
ses sœurs aux mêmes conditions; et que les soldats et gardes du château [de
Bliescastel] feront le serment de fidélité à l’Évêque après les archevêques de
Trèves et Évèques de Verdun, en cas qu’elle aurait d’eux des fiefs que son dit
père en tenait. »
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.