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treize manuscrits; parmi ces derniers en figure un qui est fort
précieux : Jac. de Ancharani « grüner Teufel, aus dem lateinischen
ins deutsche übersetzt von dem Trifelser Schlosskaplan
Nicolaus Rorbacher mit gut conservierten Figuren », daté 1461,
Ce manuscrit est aujourd’hui conservé à la Bibliothèque d’État
à Munich.
Des imprimés, on ne vendit que les ouvrages les plus encombrants,
tandis que le reste, c’est-à-dire la plus grande partie
de la bibliothèque, fut emporté à la résidence de Würzbourg.
Là elle ne fut, pes plus qu’à Mannheim, l’objet d’une surveillance
quelconque, et maint particulier put y contenter ses goûts et se
romposer à son tour une petite bibliothèque. Dé Würzbourg,
lorsque cette ville fut, en 1805. cédée au grand-duc Ferdinand de
Bade, la bibliothèque de Charles-Auguste fut dirigée sur Bam-Lerg
et déposée dans un magesin à sel! Enfin, en 1806, on en
prit soin et elle fut g:rdée dans la bibliothèque de Bamberg.
La famille royele se réserva expressément le droit de propriété
et se fit soumetire un inventaire complet : on compta
alors 11.400 volumes et’ cahier.
La bibliothèque du dernier duc régnant de Deux-Ponts
vomprenait surtout beaucoup d'ouvrages d'histoire et delittéralure
en langue francaise, La médecine, les sciences naturelles,
l'économie, l'agronomie, la silviculture, la technologie, étaient
bien représentées, et par des ouvrages remarquablement illustrés.
Les écrits des physiocrates et les œuvres de Buffon n’y
manquaient pas. (le même, dans l'actuelle bibliothèque du
Gymnasium de Deux-Ponts, héritière de la bibliothèque ducale
de l)eux-Ponts, contemporaine de celle du Carlsberg, les éditions
princeps des xviI° et xviriê siècles y sont légion. La
Grande Encyclopédie (30 tomes, édition de Genève, 1777-1779)
qui est actuellement au Gymnasium, provient peut-être de la
bibliothèque du Carlsberg.)
I] est raisonnable de croire que cette bibliothèque n’est pes la
ronséquence d’un caprice, mais le motif d’études sérieuses. Par
exemple, des livres sur les salines de Reichenhall lui ont été
donnés par un de ses parents, qui devait donc connaitre le
genre d'études du duc. Et la prépondérance d’ouvrages scienlifiques
sur les romans à la mode est un signe qui doit conserver
toute sa valeur : Mannlich a laissé à la postérité une idée
inexacte du duc : c'était un tyranneau impulsif et souvent
brouillon, mais son esprit sortait fort du commun et l’examen
détaillé de cette vie nous porte à le considérer comme un des
plus intelligents parmi les princes rhénans du xVIHE siècle