sont autour de la place, ce qui se peut faire aisément, n’y
en avant pas beaucoup. Elle est à cinq lieues des rivières
de la Sarre, à deux lieues de la Glane, à une demye lieue
de la Bliese et une lieue de la Schwalbe, elle est située
entre toutes ces rivières, et par cette place l’on est maistre
de presque tous leurs gayz [gués] et passages. Elle a pour ses
villes voisines Les Deux-Ponts, Bliscastel, Kaiserslautern ;
l’on peut, par le moyen de ce poste, faire contribuer tout
l’Électorat de Trèves jusqu’à Coblence, Mayence et tout
le Palatinat, quv est en deça du Rhin. Elle sert comme
de porte pour couvrir la Sarre, la Lorraine et les Eveschez;
cette mesme porte vous donne entrée dans l’Électorat
de Mayence et Trèves, du Palatinat et de la Basse-Alsace.
« L’on peut envelopper le village d’une enceinte de muraille
et faire une ville basse dont les deux costés seraient
veüs de la place, et le devant aurait un marrais quy le
mettrait à couvert d’insulte: Il y a un très bel estang,
joignant au dit village, quv peut donner facilité à mettre
un corp de cavalerie ou dragons pour faire des courses
dans le pays ennemy, lorsqu’on le jugera à propos. »
Le pays de Hombourg fit partie de la tribu gauloise
des Médiomatrices, puis passa de la domination romaine
à celle du royaume d'Austrasie, et ensuite de Lotharingie.
La région s'appelait le Westrich, mouvant de l’Évèché
de Metz; c'était un fief d'Empire possédé, dès le xr1° siècle
(1172), par la célèbre maison de Castres (Bliescastel) dont
les comtes de Hombourg (comites Altimontes, Hohenburg)
formaient une branche. L’archiviste des princes de Nassau
dit que ces comtes étaient des « sonderbaren Grafen » qui
s'intitulèrent plus tard seigneurs de Hombourg. Albrecht
Ott Bilgen, dans sa Généalogie des comtes de Salm, rédigée
en 1622, prétend que ce château fut construit par Louis,
fils du comte Arnold de Nassau et de Clemhild, fille du
seigneur d’Arburg.
Le fief de Hombourg était partagé, dès le xrve siècle,
entre les deux branches des seigneurs de Hombourg. Une