Schweighofer (1) pour l’arrangement de la sallé du Conseil
(Bürgersaal).
En 1788, un autre rescrit ducal, signé le 27 mai, enlevait
enfin des épaules de Mannlich le lourd fardeau de la Direction
des Bâtiments et rendait à Hautt sa charge. primtive
(2). Le premier reçut le titre honorifique de Directeur
des Beaux-Arts, qualité mieux appropriée à ses aptitudes.
Comme l’aspect extérieur de la résidence manquait de
cette splendeur décelant à première vue un palais véritable,
Charles-Auguste avait voulu que la magnificence
régnât à l’intérieur. Il s’était rendu compte de la dispersion
de son effort et de l’imperfection du résultat, du moins
en ce qui concerne le château proprement dit. Aussi,
même avant l’achèvement de ce dernier, le Duc, en chargeant
Mannlich de l’aménagement intérieur, lui ordonnat-il
d’établir une « décoration grandiose, pleine de recherches
tout en restant cependant du goût le plus raffiné » (3).
L'artiste dut, de ce tait, dessiner des projets pour le moindre
objet, souvent d’après les données de Son Altesse ou sous
les yeux de celle-ci, « aussi bien pour les tentures murales
taillées dans un damas de trois tons, rehaussé et encadré
de larges bordures brodées d’or et d’argent, que pour les
fauteuils, les chaises, les lits de parade et ceux de repos » (4).
Toutes ces esquisses furent envoyées à Paris où elles
reçurent exéculion. De pareils croquis avaient déjà été
adressés auparavant dans cette ville, lorsqu’il s’était agi
de décorer la grande salle à manger, une des premières
créations installées au « Louisenhof ».
(t) Moriren. Burg und Stadt, p. 192. ;
(2) D'après RÜBEL. nuerage précité, p. 42, la date du rescrit en question
serait plutôt 1785. Quant à la date de 1788 inscrite au bas de la pièce consultée
fcopie dut rescrit oricinal. faite par Mannlich Ini-même, et déposée aux Ar
“hives de Munich, M A 1036 224), elle serait erronée. C’est là d'ailleurs nine
hypothèse bien fragile. ;
(3) Maxvnron. Memmires. 2e édit, p. 366.
34) Tbid.