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de « travaux publics » (Arbeït bei Wasser und Brot in
Ersen) dans les fers, au régime du pain et de l’eau.
Néanmoins, l’art de monnayer l’iniquité étant le propre
des seigneurs justiciers, le paiement d’une somme de
25 reichsthalers faisait commuer la première peine en celle
de six mois d’emprisonnement (um Schubkarren).
L’infanterie ne composait pas, à elle seule, toute la garnison
du Carlsberg. Dès le début du règne de Charles-Auguste,
la cavalerie réapparut à la Cour bipontine. Le
ler mars 1776, en même temps qu’un décret réorganisait
la « garde à pied », un corps de 80 dragons était constitué
sur le modèle de la « garde à cheval » (Leibgarde zu
Pjerd) créée par Gustave-Samuel-Léopold, avant-dernier
duc régnant. Les uniformes simples et l’allure générale
in peu lourde de ces cavaliers de l’escorte ne pouvaient
convenir longtemps à un prince dont nous connaissons
les goûts somptueux. Avec l’opulence croissante, la tenue
sans apparat des dragons allait détonner au milieu du
luxe et de la splendeur de la nouvelle résidence. Il fallait,
aux fêtes, aux réceptions, lors des visites princières, une
éscorte militaire fastueuse; de pimpants cavaliers pour
ouvrir la marche des cor zes, d’autres, empanachés, chamarrés
de galons d’or, faisant caracoler leurs montures
aux portières des carrosses de gala. Ainsi apparurent en
[780 les « hussards de la garde », dont le costume répondait
aux conditions d’éclat et de magnificence recherchées et
était digne du cadre où il allait briller. La recherche de la
Somptuosité fut même poussée à l’extrême. La teinte
rouge foncé de la veste, de la culotte et du dolman flottant
(Attila) mettait en valeur les arabesques de tresses
blanches ainsi que les rangées de brandebourgs de même
couleur. La bordure du dolman était de « fourrure bleue ».
Une large écharpe de teinte "vive, à reflets chatoyants,
tissée en soie et fils d'argent pour les officiers, formait la
ceinture, nouée sur le côté droit dont les pans flottants
S'échevelaient en longues franges. Les bottes molles à la