Full text : 3.1926 (0003)

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extrêmes de la chaine des édilices reliés au château. Un
rez-de-chaussée et un étage surmontés d’un toit mansardé à
lucarnes, façade plate et sans style, telle se présentait la
« caserne des grenadiers ». Une partie était occupée par
les « familles des soldats mariés » (!), institution se justifiant
 par la durée de l’engagement contracté en même temps
que stratagème déguisé pour empêcher les déserteurs en
attachant le troupier à un foyer. La construction voisine,
presque identique d'aspect, mais avec deux légères saillies
latérales sur sa façade, englobait une hôtellerie avec écuries,
des logements, au centre, pour les officiers, et d'autres
logements encore dans l’aile opposée à celle de l’hôtel.
Le célèbre comte de Rumford (1), cet Américain polymathe
 qui allait gouverner à peu près despotiquement la
Bavière pendant quinze ans « mais avec des vues justes
et un vif désir de faire le bien » (2), avait fait (vers le milieu
de 1784) une visite officielle au Carlsberg (3). En termes
enthousiastes il loua fort tout ce qu’il y vit et s’avançant,
 il semble un peu à la légère, et de son propre chef,
fit entrevoir à Charles-Auguste la possibilité d’un transfert

-
Garde zu Fuss und ein Detachement Husaren und mit ihnen das übrig Hof
gefolge unter klingendem Spiel die neue Residenz bezogen. »
Quant à la date de 1785, mentionnée dans la 3° édition des Mémoires
de MANNLICH (p. 137), elle est erronée et s’applique sans doute à la suite d’nne
confusion de Stolireither à la date de l'achèvement des nouvelles casernes.
vommencées en 1784. Voir ci-après.
(1) Benjamin Thompson, anobli par la suite par l’Électeur de Bavière avec
le titre de comte de Rumford, est né à Rumford (aujourd’hui Concord dans
le New-Hampshire) en 1753 et mourut à Auteuil en 1814. Son influence à
la Cour de Charles-Théodore s’exerce dans toutes les branches du gouvernement
 jusqu’à la mort de ce prince, dont il ful sans cesse le conseiller le
mieux écouté, Cet Américain se doublait d’un savant. Il s'adonna à de nombreuses
 recherches sur la chaleur et la lumière et la science lui duit le calorimètre
 à eau, un photomètre, ete.
(2) Larousse illustré (Rumford).
(3) L'édition des Mémoires de Mannlieh par MITTLER U. Sons, Berlin,
ne mentionne pas cette visite et la construction qui s’ensuivit. Les renseignements
 sont tirés d’une série d'articles publiés par BUTTMANN dans les
Westpfälzische Geschichisblätter. La traduction du manuscrit original de
Mannlich, écrit en français, est antérieure à la première édition donnée par
Mittler u. Sohn, Berlin. Plus complète que cette dernière, la traduction de
Buttmann semble moins s’écarter du texte.
            
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